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Si vous venez d’acheter (ou si vous êtes sur le point d’acheter) une machine à broder, vous ressentez probablement deux choses en même temps : l’excitation… et cette petite angoisse de « je vais forcément acheter les mauvais trucs ».
Après 20 ans dans ce secteur, j’ai vu les débutants répéter le même scénario : on regarde quelques vidéos YouTube tard le soir, on entend « il te faut absolument ça », et on se retrouve avec 500 € d’outils dans un tiroir — sans savoir s’en servir — pendant que le premier essai sort encore froncé, gondolé, et franchement amateur.
Ce guide reprend la liste classique des « 12 indispensables » et la transforme en workflow (un enchaînement logique) — un système pas à pas conçu pour réduire la charge mentale. On garde la progression de base (motifs → transfert USB → logiciel → aiguilles/fil/stabilisateur/canettes → mise en cadre → utilisation), mais j’ajoute les garde-fous métier qui manquent dans la plupart des tutos.
Ce sont les contrôles sensoriels, les alertes sécurité, et les points de réglage « zone idéale » qui évitent les catastrophes typiques du démarrage : casse de fil, placement de travers, marques de cadre, et douleurs aux mains.

Commencez par la décision machine : choisissez d’abord le support, pas seulement le prix (mono-aiguille vs multi-aiguilles)
La vidéo commence par une vérité que l’on apprend souvent à ses dépens : la machine n’est que le début. Avant d’acheter le reste, clarifiez le support dont vous disposerez — SAV d’un revendeur local, personne capable d’entretenir la machine, et un emplacement réaliste pour l’installer.
Mais il faut ajouter ici un rappel “réalité production”.
Si vous travaillez sur une machine à broder brother, vous êtes le plus souvent dans l’univers « mono-aiguille, installation maison ». C’est parfait pour apprendre et pour l’atelier loisir. Le compromis ? C’est vous qui changez les couleurs. À chaque changement de couleur, la machine s’arrête, bippe et attend.
- Réalité terrain : un rythme « stop-and-go ». Très pédagogique, plus lent dès qu’on vise la vente.
À l’inverse, si vous pensez déjà « loisir aujourd’hui, commandes payantes demain », une machine à broder multi-aiguilles (comme des options à bon rapport valeur/prix chez SEWTECH) fait gagner en productivité : plusieurs couleurs sont prêtes en même temps, et la machine bascule automatiquement.
- Réalité terrain : un « ronronnement » continu. Vous lancez, puis vous pouvez préparer le prochain vêtement.
Règle d’atelier : on ne change pas de machine pour corriger un problème de workflow (ex. mise en cadre difficile). On corrige d’abord le workflow, puis on passe au multi-aiguilles pour augmenter le débit.

Acheter des motifs sans exploser le budget : le piège Etsy et le contrôle de compatibilité
L’avertissement de la créatrice est juste : les motifs sont addictifs. On voit un fichier mignon, puis un autre… et on finit par dépenser plus en téléchargements qu’en stabilisateur — alors que c’est le stabilisateur qui permet de broder proprement.
Elle recommande de commencer avec des motifs gratuits ou très peu chers (elle cite 1,00–1,75 $) et de rester dans un budget. Elle mentionne aussi Etsy comme source principale de motifs numérisés.
Voici la version « couloir de sécurité » pour éviter les achats regrettés :
- La règle des 3 : choisissez les 3 premiers projets que vous allez réellement broder cette semaine. N’achetez que ces 3 motifs.
- Le contrôle de format : un motif magnifique ne sert à rien s’il n’est pas dans un format lisible par votre machine (ex. .PES, .DST, .JEF).
- Le piège de la densité : ne jugez pas un motif à sa miniature. Un motif « mignon » à l’écran peut être ultra-dense sur un t-shirt. Regardez le nombre de points ; un motif 4x4 pouces ne devrait généralement pas dépasser 12 000 points, sauf si vous avez un stabilisateur costaud et déjà de l’expérience.
Conseil pro : si vous sentez l’envie d’acheter 30 motifs ce soir, stop. Achetez plutôt des aiguilles adaptées et un bon stabilisateur cutaway. Ce sont ces consommables qui font basculer vos premiers essais de « fait maison » à « propre et pro ».

Le workflow USB qui évite 90 % des « Pourquoi ma machine ne lit pas ce fichier ? »
La vidéo montre une méthode simple : télécharger le motif sur l’ordinateur, l’enregistrer sur une clé USB, puis insérer la clé dans le port USB de la machine.
Sur le papier, c’est simple. En pratique, c’est là que naît la majorité des frustrations : l’ordinateur tolère le désordre ; la machine à broder, elle, est très stricte.
Protocole “salle blanche” :
- Dédier une clé : gardez une clé USB dédiée uniquement à la broderie. Pas de photos de famille, pas de PDF administratifs. (Les petites capacités — souvent < 16 Go sur des machines plus anciennes — sont parfois plus stables.)
- Obligation “dézipper” : vous ne pouvez pas charger un .ZIP directement. Il faut d’abord « Extraire tout » sur l’ordinateur.
- Dossier racine : enregistrez les fichiers dans le dossier principal, pas dans 15 sous-dossiers. Beaucoup de machines n’aiment pas « creuser ».
Si vous envisagez une amélioration de cadre comme un cadre de broderie magnétique pour brother, appliquez la même logique « système » : la taille du fichier, la capacité du cadre, et les limites reconnues par la machine doivent être cohérentes. Un fichier 5x7 ne se chargera pas si la machine pense qu’un cadre 4x4 est monté.

Logiciel d’édition vs logiciel de numérisation : ne payez pas 1 000 $ pour faire un travail à 20 $
La créatrice explique une distinction essentielle :
- Édition : combiner des motifs, redimensionner (légèrement), ajouter un prénom/monogramme, pivoter.
- Numérisation (digitizing) : créer un motif de zéro (une compétence complexe qui demande du temps).
Sa recommandation est claire : vous n’avez pas besoin d’un logiciel complet de numérisation pour démarrer. Commencez par un logiciel d’édition.
Elle compare :
- Embrilliance : modulaire, très apprécié.
- SewWhat-Pro : abordable, adapté aux débutants.
- Wilcom Hatch : la solution “puissante” (édition + numérisation).
Perspective métier : Si vous cherchez des termes comme hoopmaster, c’est que vous visez l’efficacité physique à l’atelier. Pour le logiciel, c’est pareil : achetez l’outil qui résout le goulot d’étranglement d’aujourd’hui. L’édition résout « je dois ajouter un prénom ». La numérisation résout « je veux vendre des logos sur mesure ». Ce ne sont pas les mêmes modèles.
Alerte : on justifie facilement un achat logiciel à l’émotion (« je vais progresser »), mais vos premiers échecs ne viennent presque jamais d’une fonction manquante. Ils viennent de la physique : mauvaise mise en cadre, mauvais stabilisateur, aiguilles émoussées. Mettez le budget sur les outils physiques d’abord.

La douleur en mise en cadre, c’est réel : construisez un système qui ne se bat pas contre vos mains
La créatrice dit que la mise en cadre a été son plus gros point de blocage, surtout avec l’arthrite et un manque de force dans les mains. Ce n’est pas un détail : c’est souvent la barrière numéro 1.
La physique de la mise en cadre : Les cadres standards en deux parties demandent de forcer l’anneau intérieur dans l’anneau extérieur en emprisonnant tissu + stabilisateur. Ça exige de la force de préhension et de la torsion au poignet.
- Échec typique : pour compenser la douleur, on cadre trop lâche (le tissu “tombe”) ou on tire le tissu après la mise en cadre pour “tendre” (ce qui déforme la trame).
- Résultat : marques de cadre (empreintes brillantes) ou contours froncés.
Échelle de solutions :
- Niveau 1 (technique) : desserrez la vis avant d’insérer l’anneau intérieur, puis resserrez une fois le tissu en place.
- Niveau 2 (upgrade outil) : les cadres de broderie magnétiques changent la donne.
- Pourquoi ? Au lieu de la friction et de la force, on utilise des aimants puissants pour plaquer le tissu à plat.
- Bénéfice : moins de contrainte au poignet, réglage plus rapide. (La vidéo insiste surtout sur l’aspect “plus facile pour les mains”.)
- Niveau 3 (régularité) : si vous faites des placements répétés (ex. séries de logos), les stations de cadrage deviennent pertinentes : elles maintiennent le cadre dans une position fixe pour répéter l’alignement.
Avertissement sécurité (aimants) :
Les cadres magnétiques utilisent des aimants très puissants. Ils peuvent pincer sévèrement les doigts si les pièces claquent. Gardez-les éloignés des pacemakers, cartes bancaires et montres mécaniques.

Les ciseaux qui comptent vraiment : ciseaux tissu, ciseaux d’appliqué et snips (et comment éviter l’accident)
La vidéo cite trois indispensables : ciseaux tissu, ciseaux d’appliqué (duckbill) et coupe-fils (snips).
Voici la logique d’usage atelier pour préserver vos outils et vos doigts :
- Ciseaux tissu : c’est le “graal”. Ils coupent tissu et stabilisateur uniquement. Si vous coupez du papier, ils sont morts. Rangez-les hors de portée.
- Ciseaux d’appliqué (duckbill) : le “bec” large pousse le tissu vers le bas pour couper au ras de la couture sans entailler le vêtement. Indispensables pour appliqués/patchs.
- Snips / coupe-fils : ils restent à la machine. Pour couper les points de saut (le fil qui “voyage” entre deux zones).
Alerte sécurité : ne coupez jamais près d’une aiguille en mouvement. L’accident classique : « je coupe vite fait » pendant que la machine tourne, l’aiguille frappe le métal, casse, et peut projeter un éclat. Mettez en pause avant de couper.

Aiguilles : le correctif le plus rapide contre la casse de fil (Denim vs Jersey vs Metallic)
La créatrice rappelle que les aiguilles de broderie ne sont pas les aiguilles de couture. Elle insiste aussi sur l’adéquation aiguille/matière : Denim pour le jean, Jersey (pointe boule) pour les mailles, Metallic pour le fil métallisé.
La règle “8 heures” : Une aiguille est un consommable. En broderie, elle frappe le tissu jusqu’à 1 000 fois par minute.
- Diagnostic sensoriel : si vous entendez un bruit “sec” (popping/thumping) au lieu d’un son régulier, l’aiguille est souvent émoussée : elle “poinçonne” au lieu de traverser les fibres.
Protocole de dépannage : Si le fil s’effiloche ou casse :
- Ré-enfilez le fil supérieur.
- Reposez la canette.
- Changez l’aiguille.
- Note atelier : beaucoup de débutants accusent la tension alors que le coupable est une aiguille abîmée. Gardez en stock des 75/11 (standard) et 90/14 (plus costaud).

Fil + stabilisateur : la formule qui décide si votre broderie fait “pro” ou “bricolage”
La vidéo prévient : n’achetez pas le fil le moins cher, et il vous faut de la variété. Côté stabilisateurs, elle distingue : hydrosoluble (topping), tearaway (déchirable) pour tissus stables, et cutaway / poly mesh pour les mailles.
Transformons ça en matrice de décision utilisable tout de suite.
Arbre de décision stabilisateur (test « Est-ce que ça va froncer ? »)
Q1 : Le tissu s’étire-t-il ? (t-shirts, sweats, sportswear)
- OUI : utilisez Cutaway ou Poly Mesh. Le déchirable finit par céder et la broderie se retrouve sans support ; le vêtement se déforme.
- NON : (denim, toile, serviettes) → Q2.
Q2 : Le tissu a-t-il du “poil”/des boucles ? (serviettes, velours, polaire)
- OUI : faites un “sandwich” : stabilisateur dessous (déchirable ou cutaway selon le cas) + topping hydrosoluble dessus.
- Pourquoi ? Le topping évite que les points s’enfoncent dans le relief (effet « points qui disparaissent »).
- NON : utilisez Tearaway.
Consommable souvent oublié : la colle temporaire en spray. Elle évite que le tissu glisse sur le stabilisateur pendant les mouvements rapides.

Canettes : pourquoi les pré-bobinées cousent souvent plus propre (et pourquoi certaines Brother sont “exigeantes”)
La créatrice donne une info précise : canettes type « L » pour les machines multi-aiguilles, et « Class 15 » pour beaucoup de machines domestiques. Elle recommande fortement les canettes pré-bobinées.
Raison terrain : Les canettes pré-bobinées d’usine sont plus régulières et souvent plus généreuses en fil que l’enroulage maison.
- Contrôle visuel : retournez la broderie. Vous devez voir une « chenille » de fil de canette blanc au milieu (environ le tiers central) des colonnes satin.
- Si vous ne voyez que la couleur du fil supérieur au dos : tension supérieure trop lâche (ou canette trop serrée).
- Si vous voyez le blanc remonter sur l’endroit : tension supérieure trop serrée.
Sur certaines machines Brother, des canettes bas de gamme (souvent avec flasques carton) peuvent pelucher ou tourner moins bien dans le boîtier, ce qui dégrade la régularité.

Centrage, épingles et colle en spray : la préparation « droit et joli » qui évite les résultats bancals
La vidéo cite les outils de centrage : règles, épingles, colle en spray.
C’est la phase de préparation, et elle décide du résultat. Un cadre de travers = un motif de travers, même avec une excellente machine.
La technique “hover” (survol) : Beaucoup de pros qui cherchent des tutos comment utiliser un cadre de broderie magnétique apprécient le fait que ces cadres permettent de “survoler” et vérifier l’alignement avant de verrouiller complètement.
Avec des cadres classiques :
- Marquez le centre au stylo effaçable à l’eau ou à la craie.
- Mettez en cadre le stabilisateur seul.
- Vaporisez légèrement le stabilisateur (loin de la machine !).
- Posez le tissu “en flottant” dessus, en alignant vos repères avec la grille du cadre.
- Épinglez en périphérie (épinglez loin de la zone de broderie).
Le setup qui rend la broderie “facile” : cadres, stations et répétabilité
La vidéo rappelle que des cadres sont fournis avec la machine, mais que vous voudrez peut-être d’autres tailles.
Checklist ergonomie :
- Cadres standards : bien pour démarrer, plus d’effort pour les poignets.
- station de cadrage de broderie : une planche/station qui maintient le cadre et aide à répéter les placements selon les tailles de vêtements.
- station de mise en cadre magnétique : la combinaison “confort + répétabilité”, avec maintien magnétique pendant l’alignement.
Chemin d’upgrade (atelier) : Dès que vous recevez une série (ex. 20 t-shirts), préparer sur une table de cuisine avec un cadre standard peut prendre des heures. Un cadre magnétique + station réduit surtout le temps de préparation et la fatigue.
Checklist de démarrage (pré-vol)
- Aiguille : neuve ? bon type (pointe boule vs pointe standard) ?
- Canette : suffisamment pleine ? fil de départ coupé court ?
- Cadre : tissu « tendu comme un tambour » (tissés) ou « tendu sans étirer » (mailles) ?
- Course du cadre : espace libre derrière la machine ? (le cadre recule !)
Habitudes d’utilisation qui évitent les pannes « tout allait bien… jusqu’à ce que ça n’aille plus »
La créatrice recommande de connaître son manuel et d’utiliser YouTube.
Voici la sagesse atelier : écoutez votre machine.
- Une machine “heureuse” a un ronronnement mécanique régulier.
- Un « clic-clic-clic » sec peut indiquer que l’aiguille touche la plaque à aiguille ou qu’il y a une bavure.
- Un bruit de frottement/grincement peut signaler que le cadre est bloqué.
Règle de surveillance : Ne quittez pas la pièce pendant la broderie. Une casse de fil non vue pendant 30 secondes peut créer un « nid d’oiseau » dans la zone canette et tirer le tissu vers l’intérieur.
Checklist en cours de broderie (en vol)
- Départ : maintenez la queue de fil sur les 3–5 premiers points pour éviter qu’elle ne soit aspirée dessous.
- Son : surveillez les changements de tonalité.
- Visuel : regardez le chemin du fil : se coince-t-il sur le porte-bobine ?
Carte de dépannage rapide : symptôme → cause probable → correctif
Avant de paniquer, faites ce diagnostic :
| Symptôme | Cause probable | Correctif à faible coût |
|---|---|---|
| Fil qui s’effiloche / casse | Aiguille usée ou inadaptée | Mettre une aiguille neuve (priorité n°1). |
| Nid d’oiseau (canette) | Erreur d’enfilage du fil supérieur | Ré-enfiler le fil supérieur pied presseur relevé. |
| Tissu qui fronce | Stabilisateur insuffisant | Passer en cutaway ; mieux tendre ; colle temporaire. |
| Aiguille qui casse | Aiguille tordue / traction sur tissu | Ne pas tirer le tissu ; vérifier l’alignement. |
| Marques de cadre / douleur | Cadre mécanique classique | Passer à des cadres magnétiques. |
Le chemin d’upgrade qui a du sens : investissez là où ça enlève la douleur
La broderie est un investissement. L’astuce, c’est d’améliorer dans l’ordre qui enlève les frictions — pas dans l’ordre qui vide le portefeuille.
Progression logique :
- Consommables : fil de qualité + bon stabilisateur + stock d’aiguilles. (Améliore la qualité)
- Ergonomie : hooping station for embroidery machine et cadres magnétiques (comme chez SEWTECH). (Réduit la douleur et accélère la préparation)
- Capacité : quand vous refusez des commandes parce que vous ne suivez plus le rythme, c’est le moment de passer de la mono-aiguille à une machine à broder multi-aiguilles. (Augmente le débit)
Ne “forcez” pas malgré la douleur. Construisez un système qui vous aide à broder plus, et à souffrir moins — c’est souvent comme ça qu’un loisir devient une activité professionnelle.
FAQ
- Q : Pourquoi une machine à broder Brother mono-aiguille s’arrête-t-elle à chaque changement de couleur sur un motif multicolore ?
A : C’est un fonctionnement normal sur une machine Brother mono-aiguille : le changement de fil se fait manuellement, ce n’est pas une panne.- Planifier : regroupez les projets par palettes de couleurs proches pour limiter les changements de bobines.
- Préparer : gardez la couleur suivante et les snips prêts avant d’appuyer sur Start.
- Envisager : si vous avez des commandes payantes avec de longues séquences multicolores, une machine à broder multi-aiguilles (par exemple des options SEWTECH) devient l’upgrade logique une fois la mise en cadre et le stabilisateur maîtrisés.
- Critère de réussite : après ré-enfilage, la machine repart sans casse de fil immédiate ni points irréguliers.
- Si ça échoue encore : si la machine s’arrête avec effilochage/casse juste après un changement de couleur, changez l’aiguille et ré-enfilez le fil supérieur pied presseur relevé.
- Q : Comment éviter qu’une machine à broder Brother affiche qu’elle ne peut pas lire un motif depuis une clé USB ?
A : Utilisez un workflow USB dédié et “propre”, car les machines Brother sont strictes sur la gestion des fichiers et la profondeur des dossiers.- Dédié : utilisez une clé USB uniquement pour les fichiers de broderie (les petites capacités sont souvent plus sûres sur des machines plus anciennes).
- Extraire : dézippez le téléchargement sur l’ordinateur ; ne chargez pas un fichier ZIP dans la machine.
- Simplifier : enregistrez le fichier dans le dossier racine de la clé (pas enfoui dans de nombreux sous-dossiers).
- Critère de réussite : le motif apparaît à l’écran de sélection et s’ouvre sans erreur.
- Si ça échoue encore : vérifiez que le format du motif correspond à ce que lit la machine (par exemple PES/DST/JEF selon le modèle).
- Q : Quelle est la méthode la plus sûre pour utiliser une colle temporaire en spray sans abîmer les capteurs d’une machine à broder ?
A : Pulvérisez loin de la machine — ne pulvérisez jamais vers la zone aiguille ni à l’intérieur.- Déplacer : pulvérisez dans une boîte en carton ou dans une autre pièce pour contrôler l’overspray.
- Appliquer : faites un voile léger et régulier sur le stabilisateur (pas une couche humide épaisse).
- Assembler : posez le tissu sur le stabilisateur encollé et lissez à plat avant mise en cadre ou serrage.
- Critère de réussite : le tissu ne glisse pas pendant la broderie et il n’y a pas de résidu collant près de la barre à aiguille.
- Si ça échoue encore : si le tissu bouge encore, ajoutez des épingles en périphérie hors zone de broderie ou passez à un stabilisateur plus adapté au tissu.
- Q : Comment savoir si la tension de canette est correcte sur une machine à broder Brother domestique avec des canettes Class 15 pré-bobinées ?
A : Retournez la broderie et cherchez la « chenille » de fil de canette au milieu des colonnes satin : c’est le contrôle visuel le plus rapide.- Inspecter : vérifiez l’envers après un petit test.
- Ajuster : si vous ne voyez que la couleur du fil supérieur à l’envers, la tension supérieure est souvent trop lâche (ou la canette trop serrée).
- Ajuster : si le fil blanc de canette remonte sur l’endroit, la tension supérieure est souvent trop serrée.
- Critère de réussite : le fil de canette blanc est visible surtout dans le tiers central des satins, à l’envers.
- Si ça échoue encore : ré-enfilez soigneusement le fil supérieur et reposez la canette, puis refaites un test avant de toucher aux réglages.
- Q : Quel est le correctif le plus rapide quand le fil s’effiloche et casse sur une machine à broder Brother alors que la tension semble “bonne” ?
A : Commencez par mettre une aiguille de broderie neuve : l’usure et les micro-bavures provoquent la majorité des effilochages avant un vrai problème de tension.- Ré-enfiler : refaites l’enfilage complet du fil supérieur.
- Ré-enfiler : reposez la canette et vérifiez que le déroulement est fluide.
- Remplacer : installez une aiguille neuve (gardez des 75/11 pour le standard et des 90/14 pour plus épais).
- Critère de réussite : le bruit redevient régulier et le fil cesse de s’effilocher.
- Si ça échoue encore : vérifiez l’adéquation aiguille/matière (Denim pour denim, Jersey/pointe boule pour mailles, aiguille Metallic pour fil métallisé).
- Q : Comment éviter les marques de cadre et la douleur aux mains avec un cadre standard en deux parties sur une machine à broder Brother ?
A : Réduisez d’abord la force et la friction, puis envisagez un cadre magnétique si la douleur ou les marques persistent.- Desserrer : desserrez la vis avant d’insérer l’anneau intérieur, puis resserrez une fois le tissu en place.
- Éviter : ne tirez pas le tissu après mise en cadre pour “tendre” — cela déforme la trame et augmente fronces et marques.
- Upgrade : si la contrainte au poignet ou les marques de cadre continuent, les cadres de broderie magnétiques plaquent souvent le tissu plus à plat avec moins de torsion.
- Critère de réussite : tissu tendu (tissés) ou tendu sans étirer (mailles) et marques brillantes minimales après retrait du cadre.
- Si ça échoue encore : revalidez le choix du stabilisateur (cutaway pour tissus extensibles), car un manque de support peut imiter un problème de mise en cadre.
- Q : Quelles règles de sécurité évitent les accidents aiguille/ciseaux quand on coupe les points de saut sur une machine à broder ?
A : Mettez toujours la machine en pause avant de couper : couper près d’une aiguille en mouvement peut casser l’aiguille et projeter des débris.- Pause : arrêtez complètement la machine avant d’approcher snips ou ciseaux d’appliqué.
- Position : gardez les outils orientés à l’opposé de la barre à aiguille et de sa trajectoire.
- Couper : coupez les points de saut avec les snips à la machine, et réservez les ciseaux duckbill pour les coupes au ras avec protection du tissu.
- Critère de réussite : aucune marque d’impact sur les ciseaux et aucune casse d’aiguille au moment des coupes.
- Si ça échoue encore : si les aiguilles cassent souvent, vérifiez que vous ne tirez pas le tissu pendant la broderie et que le vêtement/le cadre ne bloque pas la course du cadre.
- Q : Quel est le meilleur chemin d’upgrade quand les broderies froncissent et que la mise en cadre prend trop de temps pour des commandes (setup mono-aiguille) ?
A : Corrigez d’abord les fondamentaux (aiguille/fil/stabilisateur et mise en cadre), puis améliorez la vitesse (cadres magnétiques/station), et seulement ensuite la capacité (multi-aiguilles).- Niveau 1 : améliorez la technique — stabilisateur adapté (cutaway pour mailles), aiguilles neuves, enfilage propre.
- Niveau 2 : réduisez préparation et douleur — utilisez des cadres de broderie magnétiques et, pour les placements répétitifs, ajoutez une station de cadrage.
- Niveau 3 : passez à l’échelle — migrez vers une machine à broder multi-aiguilles (par exemple des options SEWTECH) quand les arrêts de changement de couleur limitent votre débit.
- Critère de réussite : le temps de préparation baisse nettement et les placements répétés deviennent réguliers sans fronces ni marques.
- Si ça échoue encore : faites un petit test et diagnostiquez par symptôme (fronces = stabilisateur/mise en cadre ; nid = enfilage supérieur ; effilochage = aiguille).
