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Si vous avez déjà vu un motif In-The-Hoop (ITH) démarrer parfaitement — point de placement net, tissu bien à plat — pour finir avec des contours qui « ratent » la cible de 2 mm, des plis qui rayonnent depuis le centre, ou cette sensation de naufrage (« pourquoi ça a bougé ? »), respirez. Ce n’est pas « vous », et dans 90 % des cas votre machine n’est pas « cassée ».
Le coupable, c’est presque toujours la physique. Plus précisément : le bras de fer entre la traction de l’aiguille (et du fil) et l’adhérence réelle du stabilisateur dans le cadre.
Martyn Smith (Sweet Pea Machine Embroidery) enseigne un workflow stabilisateur + molleton qui transforme ce bras de fer en processus maîtrisable. Et pour avoir passé des années à diagnostiquer des décalages de repérage en atelier, je peux vous dire que sa logique est exactement celle qu’on applique en production : réduire les variables, verrouiller la tenue, et répéter.
Ci-dessous, j’ai restructuré sa masterclass en « procédure atelier » (SOP) prête à l’emploi pour votre prochain bloc de quilt, chemin de table ou projet 3D type sac.

Le check anti-panique : quand les erreurs de repérage ITH ne viennent pas de la machine
Les erreurs de repérage — quand le dernier contour satin tombe à côté de la forme au lieu de la recouvrir — surviennent souvent parce que le stabilisateur « marche » (glisse/rampe) très lentement vers le centre du cadre sous l’effet de milliers de points.
Martyn explique qu’il reçoit des e-mails de personnes persuadées que le fichier est corrompu. Mais sur les photos, on voit presque toujours la même chose : de petites ondulations du stabilisateur près du cadre, signe qu’il a été tiré vers l’intérieur. C’est un problème mécanique (traction + friction), pas un problème logiciel.
Le déclic mental : considérez votre stabilisateur comme une fondation structurelle (comme une dalle béton), pas comme un simple consommable « à arracher » à la fin. Si la fondation bouge de 1 mm, le « toit » (vos finitions) bouge de 1 mm.

La préparation « invisible » que Martyn applique vraiment : la constance bat l’improvisation
La philosophie de Martyn pour sa gamme Essentials, c’est la constance. Il en avait assez de commander un stabilisateur « poids moyen » et de recevoir une texture différente à chaque réassort. En broderie machine, les variables sont l’ennemi. Que vous utilisiez sa marque ou une autre, l’objectif est identique : garder un montage strictement identique jusqu’à obtenir un résultat prévisible.
Voici le workflow de préparation que les brodeurs expérimentés appliquent (et que les débutants sautent souvent) :
Checklist de préparation : la « mise en place »
- Définir le projet : bloc de quilt souple, chemin de table plus rigide, ou sac 3D avec tenue ?
- Choisir les consommables :
- Stabilisateur : mesh (léger), déchirable (temporaire), ou indéchirable/cut-away (permanent).
- Molleton : viscose faible épaisseur (pour le tombé) ou renfort de sac (pour la structure).
- Contrôle aiguille : aiguille récente ? (Règle pratique citée : changement toutes les ~8 h de broderie ou après 1–2 projets complets).
- Adhésif : préparer une colle temporaire en spray (type 505 ou équivalent) si vous « flottez » des couches.
- Découpe uniforme : sortez dès maintenant assez de stabilisateur pour tout le projet. Prévoyez de le couper toujours dans le même sens depuis le rouleau pour garder un « grain » constant.
- Matériel : réunir des épingles solides (épingles de modiste, grandes épingles à quilt, ou T-pins) — ou préparer votre cadre magnétique si vous en avez un.
Petit rappel sur l’astuce « couper toujours pareil » : comme le bois a un fil, beaucoup de stabilisateurs non-tissés ont une direction de traction. Être constant évite qu’un bloc « travaille » Nord–Sud et le suivant Est–Ouest.

Molleton viscose faible épaisseur : obtenir un vrai tombé de quilt sans coutures ITH épaisses
Martyn décrit le molleton comme « le truc le plus moelleux » au cœur du sandwich. En quilting ITH, un molleton polyester très gonflant (high loft) devient vite un cauchemar : trop de volume dans les coutures, angles épais, assemblage pénible. Il recommande un molleton viscose à faible épaisseur.
Contrôle sensoriel :
- Visuel : plat, presque comme une feutrine épaisse.
- Toucher : souple, avec un tombé « textile », pas rigide.
- Structure : présence d’un scrim (fine couche de maintien) qui stabilise les fibres.
Pourquoi le scrim compte : En quilting, un problème classique est le « bearding » (petits poils/« moustaches ») : des fibres blanches du molleton remontent par les trous d’aiguille et apparaissent sur un tissu foncé. Le scrim agit comme un filet qui retient les fibres.
Si vous cherchez une alternative générique, retenez : « low loft » + scrim (molleton aiguilleté/needled). On veut du tombé, pas de l’effet oreiller.

L’empilement qui garde les blocs ITH bien plats : stabilisateur → molleton → (option) renfort de sac
L’ordre des couches est déterminant pour obtenir des blocs plats. La hiérarchie de Martyn :
- En bas : stabilisateur (mis en cadre).
- Au milieu : molleton (posé/flotté puis fixé par couture de maintien).
- En haut (option) : renfort de sac (posé/flotté sous le molleton si nécessaire).
Puis vient la « règle d’or » ITH qui évite les assemblages épais et irréguliers :
Recouper le molleton en retrait de la couture périmétrique pour qu’il ne soit PAS pris dans la marge de couture d’assemblage.
La plupart des motifs ITH ont une couture de fixation (« tack down ») du molleton. Une fois cette couture faite, il faut recouper le molleton au plus près de cette ligne avant d’ajouter le tissu principal. Si vous laissez du molleton dans une marge de couture de 1/4 inch, votre quilt assemblé aura des bourrelets à chaque jonction.
Checklist de réglage : le contrôle « pré-vol »
- Tension du cadre : tapotez le stabilisateur. Il doit sonner comme un tambour (« boum-boum »), pas comme une surface molle.
- Contrôle recoupe : molleton et renfort sont recoupés précisément sur la ligne de maintien.
- Dégagement couture : vérifier qu’aucun molleton n’empiète dans la future marge de couture.
- Taille de cadre : utiliser le plus petit cadre compatible avec le motif (éviter un 8x12 pour un 4x4 si ce n’est pas nécessaire) pour maximiser la stabilité.
- Contrôle canette : assez de fil de canette pour finir le bloc ? (fenêtre/indicateur restant).

Renfort de sac (Bag Tex) : le bon compromis entre « tient debout » et « se retourne facilement »
Pour les projets 3D — porte-bouteille, sac, pochette — il faut de la tenue. Mais il y a une frontière entre « structuré » et « impossible à manipuler ».
Martyn décrit son renfort de sac comme ayant le poids de trois épaisseurs d’un cut-away moyen, tout en restant souple.
Le « crush test » (test d’écrasement) : Il écrase un porte-bouteille fini dans la main.
- Mauvais signe : ça reste écrasé / ça fait des plis cassants (trop rigide ou mauvais matériau).
- Bon signe : ça reprend la forme (mémoire de forme/tenue).
La réalité du retournement : Beaucoup de débutants choisissent des renforts mousse très rigides. Visuellement, ça se tient, mais retourner un sac doublé par une petite ouverture devient très difficile et peut tirer sur les coutures. Si vous manquez de force dans les mains, Martyn conseille d’éviter les mousses trop dures et de privilégier un renfort type feutré qui se comprime au retournement puis se remet en place.

L’habitude du « bloc test » qui sauve votre plus beau tissu (et votre patience)
Martyn insiste sur l’importance de tester. En atelier, on résume ça ainsi : ne lancez jamais une série de 20 blocs tant que 1 bloc test n’est pas validé.
Un bloc test répond à des questions que le logiciel ne peut pas trancher :
- Tombé : effet couverture ou set de table ?
- Relief : les « vallées » du quilting ressortent-elles suffisamment ?
- Sensation : le stabilisateur fait-il un bruit « crunchy » (cartonneux) à la manipulation ?
Martyn explique que son équipe coud un échantillon de neuf blocs pour vérifier la constance lors d’un changement de lot. À la maison, un seul bloc test suffit : utilisez un tissu d’essai, mais avec le stabilisateur et le molleton réels prévus pour la production.

Stabilisateur déchirable vs cut-away moyen 80 GSM : les cas d’usage concrets cités par Martyn
Pour une grande partie des broderies, un cut-away moyen 80 GSM est le stabilisateur le plus polyvalent : il tient les densités élevées sans déformer.
Mais Martyn défend le déchirable (tear-away) dans des cas très précis :
- Projets « freestanding » : comme des dessous de verre, où l’on veut un retrait propre sans découpe compliquée.
- Pose de fermeture éclair : l’astuce pro. En ITH, on doit souvent ouvrir le stabilisateur derrière les dents.
Le risque « fermeture éclair » : Avec un cut-away derrière un zip, on finit souvent au cutter pour ouvrir… et on peut entailler le ruban de fermeture (Martyn dit l’avoir fait plusieurs fois). Avec un déchirable, on peut percer puis déchirer, ce qui réduit fortement le risque de coup de lame.

Mesh « Light as a Feather » : éviter les plis dus au stretch-au-cadrage puis rétraction
Le mesh « Light as a Feather » de Martyn sert à garder les quilts souples : stabilisateur lourd = quilt lourd et raide.
La physique du mesh : Tous les mesh ne se valent pas. Certains mesh très légers s’étirent facilement. Si vous les tendez en les mettant en cadre, vous « ouvrez » la structure. La broderie verrouille cet étirement. Au démoulage, le mesh tente de revenir à sa taille initiale (rétraction), ce qui tire le tissu et crée des fronces autour du motif.
Contrôle visuel : Cherchez un mesh « no-show » (semi-opaque) mais dimensionnellement stable.
- Test : tirez un coin. Il doit résister. S’il s’étire comme un élastique, évitez-le pour des blocs denses.

La règle du sens de coupe qui facilite l’assemblage : couper le stabilisateur « portrait » dans la longueur du rouleau
C’est le piège qui attrape presque tous les débutants — et c’est exactement l’astuce qu’un commentateur dit avoir découverte ici : couper toujours dans le même sens.
La règle : Le stabilisateur est fabriqué sur de grands rouleaux ; les fibres sont souvent orientées dans le sens du rouleau. Résultat : le comportement (micro-étirement/rétraction) peut différer entre la longueur (« portrait ») et la largeur (« paysage »).
- Mauvaise pratique : couper au hasard pour économiser les chutes. Le bloc A « travaille » verticalement, le bloc B horizontalement : l’assemblage devient pénible.
- Bonne pratique : couper toutes les feuilles dans le même sens, dans la longueur du rouleau. Même s’il y a une variation, elle sera uniforme sur tous les blocs.

L’astuce d’épinglage qui empêche le stabilisateur de se faire aspirer vers le centre (et sauve le repérage)
Avec un mesh léger ou un stabilisateur un peu glissant, la friction du cadre ne suffit pas toujours. À chaque point, l’aiguille exerce une micro-traction qui finit par « tirer » le stabilisateur vers le centre. Sur 20 minutes, cela peut représenter 2–3 mm.
Le verrouillage mécanique de Martyn :
- Mettez en cadre normalement.
- Bloquez le périmètre : plantez des épingles à travers stabilisateur + tissu hors zone de couture, au plus près du bord intérieur du cadre.
- Renforcez les zones faibles : sur un cadre rectangulaire, les longs côtés sont les plus susceptibles de se déformer. Martyn recommande 2 épingles par côté, et jusqu’à 6 épingles au total si les côtés sont très longs.
Vous créez ainsi une barrière physique qui stoppe l’effet de « marche ».

Checklist d’opération : dernier passage sécurité
- Sécurité des épingles : vérifier visuellement que toutes les épingles sont bien plaquées contre le cadre, têtes visibles, et à distance de la trajectoire de couture.
- Contrôle tension : tapoter au centre : tension homogène ? pas de zone molle sur les longs côtés ?
- Contrôle trajectoire : utiliser la fonction « Trace » / « Check Size » de la machine pour confirmer que le pied ne touchera aucune épingle.
- Gestion des queues de fil : queues coupées pour éviter de les recoudre.
Carte de dépannage rapide : symptôme → cause → solution (directement de la masterclass)
| Symptôme (ce que vous voyez/ressentez) | Cause probable (la physique) | Solution (quoi faire) |
|---|---|---|
| « Moustaches » sur tissu foncé | Fibres de molleton qui migrent par les trous d’aiguille (bearding). | Choisir un molleton aiguilleté avec scrim ; éviter les high loft polyester. |
| Contours qui ne retombent pas sur le remplissage | Stabilisateur qui « marche » vers le centre sous la traction. | Épingler le périmètre au cadre ; mise en cadre bien tendue. |
| Plis autour du motif | Mesh étiré pendant la mise en cadre puis relâché ensuite. | Ne pas étirer le mesh en mise en cadre : il doit être tendu, pas « stretché ». |
| Retournement difficile/douloureux | Renfort interne mousse/trop rigide. | Passer à un renfort type feutré/viscose, souple mais structurant. |
Quand vos mains en ont assez de la mise en cadre : une trajectoire d’amélioration réaliste (vitesse + constance)
La masterclass de Martyn met l’accent sur la technique — et c’est la base. Mais si vous passez d’un usage loisir à une petite production (par exemple 20 chemins de table pour un marché), la technique seule ne suffira pas toujours à préserver vos poignets.
Dans beaucoup d’ateliers, le goulot d’étranglement est la mise en cadre répétitive : serrage de vis, emboîtement, repositionnements. La fatigue augmente, la qualité de mise en cadre baisse, et les décalages reviennent.
Niveau 1 : upgrade stabilité Si vous luttez avec des cadres qui glissent, une station de cadrage pour machine à broder sert de « troisième main ». Elle maintient le cadre extérieur, pendant que vous lissez le stabilisateur et alignez le tissu avec les deux mains. C’est un premier pas vers la répétabilité.
Niveau 2 : upgrade changement rapide Si vous combattez les marques de cadre (zones brillantes/écrasées sur tissus délicats) ou si vous détestez le serrage à vis, beaucoup de pros passent à des cadres de broderie magnétiques. Les aimants pincent le textile sans forcer dans une gorge, ce qui accélère nettement le workflow ITH où l’on « flotte » et fixe des couches en continu.
Niveau 3 : standardisation atelier En volume, des termes comme hoopmaster font partie du quotidien. Un système comme la station de cadrage hoopmaster permet de placer un motif au même endroit sur le T-shirt n°1 et le n°50.
Si vous êtes utilisateur Brother, vous pouvez aussi chercher un cadre de broderie magnétique 5x7 pour brother pour remplacer le cadre friction sur vos tailles ITH les plus fréquentes.
Avertissement : sécurité des aimants
Les cadres magnétiques contiennent des aimants néodyme de force industrielle.
* Risque de pincement : ils peuvent claquer d’un coup — gardez les doigts à distance.
* Risque médical : garder à au moins 6 inches des pacemakers ou pompes à insuline.
* Électronique : éloigner des cartes bancaires, téléphones et écrans de machines.
Arbre de décision simple : choisir stabilisateur + support selon ce que vous fabriquez
- Scénario A : quilt souple / couverture bébé
- Stabilisateur : mesh no-show (léger/stable) + épinglage en bord de cadre.
- Molleton : viscose faible épaisseur.
- Objectif : maximum de tombé, minimum de rigidité.
- Scénario B : suspension murale / chemin de table
- Stabilisateur : cut-away moyen (80 GSM).
- Molleton : viscose faible épaisseur (pour la texture).
- Objectif : plat, angles nets, pas de déformation.
- Scénario C : porte-bouteille / sac 3D
- Stabilisateur : cut-away moyen.
- Structure : renfort de sac (type feutré).
- Objectif : tenue autonome, mais retournement possible.
- Scénario D : pochette ITH avec fermeture éclair
- Stabilisateur : déchirable (derrière la zone zip).
- Objectif : ouvrir/retirer le support sans cutter et sans abîmer le ruban.
Le « pourquoi » derrière les meilleurs conseils de Martyn : contrôler l’étirement, le sens, le mouvement
Au final, la méthode de Martyn se résume à une idée : la qualité en broderie machine est la somme de micro-contrôles mécaniques.
Vous contrôlez l’étirement en choisissant un mesh stable. Vous contrôlez le sens (grain) en coupant le stabilisateur toujours dans la longueur du rouleau. Vous contrôlez le mouvement en verrouillant le périmètre avec des épingles.
Rien de tout cela n’exige une machine plus chère. Cela exige une manipulation disciplinée.
Et si vous cherchez à augmenter votre cadence, des outils qui imposent cette discipline valent l’investissement : une station de mise en cadre magnétique intégrée ou un setup standardisé station de cadrage hoop master réduit la variable humaine. On passe de « est-ce assez serré ? » à un simple « clic ».
Note finale sur la disponibilité et l’expédition (d’après les commentaires)
Quelques questions logistiques vues dans les commentaires méritent d’être notées si vous planifiez un projet :
- Stock de « Light as a Feather » : des personnes demandent régulièrement quand il sera de nouveau disponible, et la chaîne indique ne pas avoir de date. (Conseil atelier : si vous trouvez un mesh qui passe votre « test d’étirement », achetez une quantité confortable plutôt qu’un petit paquet).
- Expédition : la chaîne confirme expédier depuis le Texas vers les clients USA — utile si vous avez une échéance et devez estimer l’arrivée des consommables.
FAQ
- Q: Comment diagnostiquer un décalage de repérage ITH à la maison quand le dernier contour satin est décalé de 2–3 mm alors que le point de placement était parfait au départ ?
A: Dans la majorité des cas, le décalage vient du stabilisateur qui « marche » vers l’intérieur sous la traction des points, pas d’une machine défectueuse ni d’un fichier corrompu.- Inspectez le bord du stabilisateur mis en cadre : cherchez de petites ondulations qui « tirent » vers le centre.
- Épinglez le périmètre stabilisateur + tissu au plus près du bord intérieur du cadre, en restant hors zone de couture (ajoutez des épingles sur les longs côtés des cadres rectangulaires).
- Lancez la fonction « Trace/Check Size » pour confirmer que le pied ne touchera aucune épingle.
- Critère de réussite : le stabilisateur reste plat au niveau du cadre, sans nouveaux plis près du bord intérieur pendant la broderie.
- Si ça échoue encore : passez à un stabilisateur plus stable dimensionnellement (mesh stable ou cut-away moyen 80 GSM selon le niveau de rigidité recherché).
- Q: Quel est le bon ordre d’empilement des couches ITH pour des blocs de quilting afin d’éviter les plis et les surépaisseurs à l’assemblage ?
A: Utilisez l’empilement stabilisateur (mis en cadre) → molleton (posé/flotté puis fixé) → renfort de sac optionnel (posé/flotté sous le molleton), et recoupez le molleton hors marge de couture.- Mettez d’abord le stabilisateur en cadre : c’est la fondation.
- Fixez le molleton, puis recoupez-le au plus près de la ligne de maintien/couture périmétrique avant d’ajouter le tissu principal.
- Ajoutez le renfort de sac uniquement si une structure est nécessaire, en le gardant maîtrisé sous le molleton.
- Critère de réussite : les coutures assemblées restent plates, sans bourrelets aux intersections.
- Si ça échoue encore : re-vérifiez qu’aucun molleton n’empiète dans la future marge de couture.
- Q: Comment juger la bonne tension de mise en cadre en ITH quilting pour que le stabilisateur ne glisse pas sur 10 000+ points ?
A: Mettez le stabilisateur en cadre avec une tension « peau de tambour » et utilisez le plus petit cadre compatible avec le motif pour maximiser la stabilité.- Faites le test au tapotement avant de broder : un « boum » ferme, pas un bruit mou.
- Choisissez la plus petite taille de cadre qui contient le motif, plutôt que de surdimensionner.
- Vérifiez que les longs côtés d’un cadre rectangulaire ne s’affaissent pas et ne se cintrent pas.
- Critère de réussite : tension uniforme, sans zones molles sur les longs côtés.
- Si ça échoue encore : ajoutez l’épinglage du périmètre hors zone de couture pour verrouiller mécaniquement le stabilisateur au cadre.
- Q: Comment éviter les plis autour des motifs ITH causés par un mesh bon marché qui s’étire au cadrage puis se rétracte au démoulage ?
A: N’étirez pas le mesh pendant la mise en cadre et utilisez uniquement un mesh « no-show » dimensionnellement stable, qui résiste à la traction.- Testez avant de vous engager : si le mesh s’étire comme un élastique, ne l’utilisez pas pour des blocs denses.
- Mettez en cadre « tendu » mais sans étirer la matière (évitez de forcer).
- Gardez un montage constant d’un bloc à l’autre pour que tout comportement résiduel soit uniforme.
- Critère de réussite : après broderie et sortie de cadre, pas de nouvelles fronces autour du motif.
- Si ça échoue encore : passez à un cut-away moyen 80 GSM, surtout sur des zones à forte densité de points.
- Q: Quand choisir un stabilisateur déchirable plutôt qu’un cut-away moyen 80 GSM pour des pochettes ITH à fermeture éclair et des projets freestanding ?
A: Choisissez le déchirable quand le retrait propre compte ou quand il faut ouvrir le support en sécurité autour d’un zip ; choisissez le cut-away 80 GSM pour le maintien des broderies denses.- Utilisez le déchirable pour des pièces freestanding (ex. dessous de verre) où l’on veut des bords propres sans découpe.
- Utilisez le déchirable derrière les zones de fermeture éclair pour pouvoir percer puis déchirer au lieu de couper au cutter.
- Utilisez le cut-away moyen 80 GSM pour la plupart des broderies générales quand la densité est élevée et que la stabilité est critique.
- Critère de réussite : ruban de fermeture intact, sans coup de lame lors de l’ouverture du support.
- Si ça échoue encore : confirmez que la zone doit réellement être ouverte ; si oui, gardez le déchirable uniquement sur la zone zip.
- Q: Quelles règles de sécurité aiguille/épingles respecter quand on épingle le stabilisateur pour éviter un décalage ITH sur une machine en fonctionnement ?
A: Ne mettez jamais les mains près de l’aiguille pendant la broderie et gardez les épingles strictement hors trajectoire de couture pour éviter choc d’aiguille et blessures.- Plantez les épingles uniquement hors zone de couture, au ras du bord intérieur du cadre, têtes orientées de façon visible et sûre.
- Lancez « Trace/Check Size » avant de broder pour vérifier que la trajectoire du pied passe loin de chaque épingle.
- Gardez ciseaux, cutter rotatif et outils libres hors de la zone de déplacement du cadre.
- Critère de réussite : la machine trace toute la zone sans toucher d’épingle ni obstacle.
- Si ça échoue encore : retirez les épingles et choisissez une autre méthode (re-mise en cadre pour plus de friction, ou aide à la mise en cadre) plutôt que de risquer un choc sur épingle.
- Q: Quelle trajectoire d’amélioration « pas à pas » adopter quand on subit régulièrement glissements ITH, marques de cadre et lenteur de mise en cadre sur plusieurs projets par semaine ?
A: Commencez par stabiliser la technique, puis passez à des outils de mise en cadre plus rapides et moins marquants, et seulement ensuite envisagez une montée en cadence de type production.- Niveau 1 (Technique) : standardiser consommables, tension de mise en cadre, sens de coupe du stabilisateur, et épinglage du périmètre pour stopper la marche.
- Niveau 2 (Outillage) : passer aux cadres de broderie magnétiques si les marques de cadre ou la fatigue au serrage sont le goulot d’étranglement et que les flottés/fixations ralentissent.
- Niveau 3 (Production) : évoluer vers un workflow de production quand le volume exige un placement répétable et un débit supérieur à la mise en cadre manuelle.
- Critère de réussite : plusieurs blocs successifs gardent un alignement contour/remplissage constant, sans augmenter la fatigue opérateur.
- Si ça échoue encore : réduisez les variables en validant un bloc test avec exactement le stabilisateur/molleton prévus avant de lancer une série.
- Q: Quelles précautions de sécurité respecter avec des cadres de broderie magnétiques pour éviter pincements et interférences avec des appareils ?
A: Traitez les cadres magnétiques comme des aimants industriels et gérez les risques de pincement et d’interférences médicales/électroniques avant chaque utilisation.- Gardez les doigts à distance au moment de la fermeture pour éviter les pincements.
- Gardez les cadres magnétiques à au moins 6 inches des pacemakers ou pompes à insuline.
- Stockez/manipulez loin des téléphones, cartes bancaires et écrans de machines.
- Critère de réussite : le cadre se ferme de manière contrôlée, sans claquement près des doigts ou d’appareils sensibles.
- Si ça échoue encore : repassez temporairement à un cadre standard et ne réintroduisez le magnétique qu’après avoir amélioré l’espace de manipulation et la prise en main.
