Arrêtez de deviner : choisissez le bon stabilisateur de broderie (déchirable, découpable, hydrosoluble) et sauvez vos T-shirts en maille

· EmbroideryHoop
Ce guide pratique, pensé pour les débutants, clarifie les stabilisateurs déchirables, découpables et les options « spécialités » (dont l’hydrosoluble), présente le « trio de départ » qui couvre la majorité des projets, explique l’astuce des deux couches de déchirable, et propose une logique de décision simple pour associer tissu et stabilisateur — avec, en bonus, un conseil d’achat pour éviter de vous retrouver bloqué par une taille de cadre à broder trop petite.
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Sommaire
Medium shot of host Tim sitting at a desk with quilts and sewing supplies in the background.
Introduction

Si vous avez déjà terminé une broderie, retiré le cadre à broder avec enthousiasme… puis vu le T-shirt se recroqueviller comme une chips, ou le point de contour se décaler d’un millimètre par rapport au remplissage — respirez. Cette frustration est réelle, mais elle ne dit rien de votre niveau. En production, la broderie, c’est souvent 80 % de physique et 20 % d’esthétique. La cause des résultats « ondulés » ou « moches » vient presque toujours de ce que vous mettez en place avant d’appuyer sur Start : le choix du stabilisateur et la mise en cadre.

Tim (Sew-Mini Things) le résume très bien pour les débutants : les stabilisateurs se rangent en trois grandes familles — déchirable (Tearaway), découpable (Cutaway) et spécialités (comme l’hydrosoluble). L’objectif n’est pas d’apprendre une liste par cœur, mais de comprendre ce que chaque famille est censée faire mécaniquement pour votre tissu. Une fois cette logique acquise, vous arrêtez d’acheter des rouleaux « au hasard » en espérant un miracle, et vous obtenez des résultats plus réguliers et plus professionnels.

On-screen text displaying a list of Tearaway stabilizers with descriptions and weights (315-200).
Explaining Tearaway options

La règle des « trois familles » : déchirable vs découpable vs hydrosoluble (et pourquoi on se sent vite perdu au début)

Le premier point fort de Tim, c’est de remettre de l’ordre dans le chaos. En mercerie, on voit « léger », « lourd », « thermocollant », « autocollant », « soluble »… et on finit paralysé par le choix. Simplifions avec une image de chantier :

  1. Déchirable (temporaire) : c’est l’échafaudage. Il soutient le tissu pendant que la machine le martèle à l’aiguille, puis on l’enlève après couture. Il n’apporte aucun soutien à long terme.
  2. Découpable (permanent) : c’est la fondation. Il est conçu pour rester dans le vêtement. Il soutient pendant la couture et limite les déformations à l’usage et au lavage.
  3. Spécialités (les « dépanneurs ») : par exemple les films hydrosolubles en topping (pour éviter que les points s’enfoncent dans une polaire) ou les dos autocollants pour les pièces difficiles à mettre en cadre. Ils répondent à des problèmes précis de surface ou de tenue.

Si vous montez votre équipement et que vous regardez les limites de votre machine — par exemple un cadre de broderie 4x4 pour brother — ne considérez pas le stabilisateur comme un accessoire optionnel. Pensez-y comme au sol sur lequel vous construisez. Si vous posez une « maison en briques » (logo dense) sur un « marécage » (maille extensible) sans « dalle béton » (découpable), tout s’affaisse. C’est aussi simple que ça.

On-screen text displaying a list of Cutaway stabilizers including No Show Mesh.
Explaining Cutaway options

Le « travail invisible » des pros : associer le stabilisateur au comportement du tissu (pas à la promo du moment)

Avant de couper votre dos, prenez 10 secondes pour manipuler le tissu. Faites le test d’élasticité : tirez doucement dans les deux sens.

  • Est-ce que ça reste stable ? (denim, toile/canvas, chemises tissées).
  • Est-ce que ça s’étire et revient ? (T-shirts, polos, jersey/mailles).

Tim pointe un piège classique chez les débutants : utiliser l’hydrosoluble pour tout parce que « ça disparaît ». C’est séduisant, mais l’hydrosoluble est souple et très peu résistant. Il oppose peu de résistance à la traction générée par des milliers de points. Il peut être utile quand on veut un support qui s’élimine au lavage, mais il est mauvais pour soutenir un logo dense sur un vêtement extensible.

Checklist de préparation : le contrôle « pré-vol »

À faire avant même d’amener le cadre à broder sur la table.

  • Diagnostic tissu : test d’élasticité. Stable = candidat déchirable ; extensible = découpable obligatoire.
  • Audit du motif : contour léger (faible contrainte) ou remplissage dense (forte contrainte) ? Plus c’est dense, plus il faut du soutien.
  • Consommables (les « petits détails » qui changent tout) : avez-vous une colle temporaire (spray ou stick) pour solidariser tissu et stabilisateur ? Avez-vous une aiguille récente ? Une aiguille fatiguée pousse le tissu dans le stabilisateur et favorise les fronces, même avec un bon choix de dos.
  • Découpe : coupez le stabilisateur au moins 1,5 inch plus grand que le cadre à broder sur chaque côté. Il faut une zone de « prise » pour que le cadre tienne correctement.

Conseil atelier : créez une mini-bibliothèque d’échantillons. Brodez un petit motif simple sur des chutes de denim et de T-shirt avec différents stabilisateurs, puis agrafez-les dans un carnet avec vos notes. Le ressenti (maille qui se déforme avec du déchirable vs tenue plus nette avec du découpable) vous apprend plus vite que n’importe quel article.

On-screen text displaying Specialty stabilizers like Water Soluble and Peel 'n Stick.
Explaining Specialty options

Le kit de départ qui fonctionne vraiment : déchirable léger + déchirable moyen + découpable

Évitez les « packs d’échantillons » avec 20 mini-feuilles : pour progresser, il faut de la matière pour tester. Le kit débutant recommandé par Tim est volontairement minimaliste et couvre l’essentiel :

  1. Déchirable léger (env. 1,5–1,8 oz) : pour tissus stables et motifs légers.
  2. Déchirable moyen (env. 1,8 oz selon la liste présentée) : votre base pour beaucoup de tissus stables.
  3. Découpable (env. 2,0 oz en léger ou 3,0 oz en lourd selon les besoins) : le choix incontournable dès qu’un vêtement s’étire.

Ce trio vous évite de dépenser trop tôt dans des spécialités, avant d’avoir rencontré le problème précis qui les justifie.

La réalité des marques de cadre : Choisir le bon stabilisateur est l’étape 1. L’étape 2, c’est de le mettre correctement en place. Si vous luttez contre le glissement du tissu, ou si vous voyez des marques de cadre (empreintes brillantes), c’est un signal : soit la technique, soit l’outillage doit évoluer. Beaucoup d’ateliers passent à des stations de cadrage pour standardiser le placement, mais parfois le vrai point de friction… c’est le cadre lui-même.

Three distinct rolls of stabilizer standing vertically on the table: Medium Cutaway, Light Tearaway, Medium Soft Tearaway.
Showcasing the beginner starter kit

L’astuce des deux couches de déchirable : un soutien « lourd » sans arracher vos points

C’est une technique qui fait la différence. Beaucoup de débutants achètent du déchirable « très lourd » en pensant que plus c’est rigide, mieux c’est. En pratique, arracher une couche épaisse met une forte contrainte sur les points et peut déformer un motif pourtant bien brodé.

Tim partage une approche utilisée en atelier : utiliser deux couches de déchirable léger (mises ensemble) au lieu d’une seule couche épaisse.

Comment exécuter la stratégie « multi-couches »

  1. Préparation : superposez deux feuilles de déchirable léger. Si vous utilisez une colle temporaire, une brume très légère entre les deux couches limite le glissement.
  2. Mise en cadre : mettez le tissu en cadre avec les deux couches.
    • Contrôle tactile : serrez la vis du cadre. Tirez doucement sur les bords du stabilisateur (pas sur le tissu) pour enlever le mou. Tapotez la surface : elle doit être tendue et régulière.
  3. Broderie : lancez le motif.
    • Contrôle visuel : surveillez le premier contour. Si le tissu fait des vaguelettes devant le pied, la mise en cadre est trop lâche : stoppez et recommencez.
  4. Retrait (le point clé) :
    • Déchirez d’abord la couche du dessus : elle se sépare plus facilement sans tirer sur les points.
    • Puis retirez la couche du dessous.
    • Résultat : vous obtenez la tenue d’un stabilisateur plus fort pendant la couture, avec un retrait plus sûr.

Avertissement : sécurité mécanique
Ne mettez jamais les doigts près de la barre à aiguille pour retirer un stabilisateur ou couper des fils pendant que la machine tourne. Mettez en pause et attendez l’arrêt complet avant d’intervenir dans la zone du cadre à broder.

Host holding the pink paper, gesturing with fingers to explain the concept of layering tearaway.
Explaining layering technique

La règle d’or pour les T-shirts en maille : le découpable empêche le recroquevillement et les résultats « moches »

Tim est direct, et il a raison : si vous brodez un motif dense sur un T-shirt avec du déchirable ou uniquement de l’hydrosoluble, vous allez au-devant des problèmes. Ça peut sembler correct dans le cadre, puis se déformer ensuite.

La mécanique du « recroquevillement » : Un T-shirt est une maille : il s’étire. La broderie est un bloc de fil : elle ne s’étire pas.

  • Le problème : l’aiguille fragilise localement la maille. Si vous retirez un stabilisateur temporaire, il ne reste plus assez de structure pour soutenir un motif dense.
  • La solution : stabilisateur découpable. Vous recoupez l’excédent autour du motif, mais le dos reste derrière la broderie et maintient la maille en place.

Le paradoxe de la mise en cadre sur maille : Quand on apprend la mise en cadre pour machine à broder sur maille, on a tendance à tendre le T-shirt « comme un tambour ». À éviter. Si vous étirez le vêtement dans le cadre, vous brodez sur un tissu étiré ; au retrait, le tissu revient, le fil non — et vous obtenez des fronces.

  • Objectif : une tension neutre du tissu. Le stabilisateur doit être bien tenu ; le tissu doit rester à plat sans être étiré.
Host speaking seriously about embroidery on knits.
Discussing fabric substrates

Un arbre de décision stabilisateur utilisable dès aujourd’hui (tissu → densité du motif → stabilisateur)

Arrêtez de deviner. Utilisez cette logique pour la grande majorité des cas.

Arbre de décision : protocoles « zone sûre »

Scénario A : tissus extensibles (mailles, polos, vêtements techniques)

  • Règle : il faut une structure permanente.
  • Choix : découpable (selon le besoin : léger env. 2,0 oz ou plus fort env. 3,0 oz).
  • Nuance : pour des motifs très légers, un mesh « no-show » peut être envisagé, mais le découpable reste le choix le plus sûr.

Scénario B : tissus stables (denim, toile/canvas, tissus tissés)

  • Règle : le tissu se tient ; le stabilisateur aide surtout pendant la couture.
  • Choix : déchirable moyen.
  • Effet : nettoyage simple.

Scénario C : tissus très texturés (polaire, serviettes à boucles)

  • Règle : empêcher les points de s’enfoncer.
  • Choix : le « sandwich » : stabilisateur au dessous (déchirable ou découpable selon le tissu) + topping hydrosoluble au dessus.

Si vous constituez un stock pour un petit atelier, ne vous dispersez pas au départ. Maîtrisez ces scénarios : c’est la régularité qui fait la qualité, surtout sur des commandes client.

Host pointing his hand to the logo on his own denim shirt to illustrate placement.
Explaining heavy embroidery locations

Dépannage : deux pannes stabilisateur très fréquentes (symptôme → cause → correctif)

En formation, ce sont deux cas qui reviennent sans cesse.

1) Symptôme : effet « passoire / perforation » autour du contour

  • Observation : en mettant le stabilisateur à la lumière, la zone autour du bord est tellement perforée qu’elle se détache presque.
  • Cause probable : aiguille trop grosse/émoussée, ou densité trop élevée pour le dos utilisé.
  • Correctif : changez d’aiguille (neuve) et augmentez le soutien (souvent passer de déchirable à découpable).

2) Symptôme : perte de repérage (le contour ne tombe pas sur le remplissage)

  • Observation : le contour est décalé (1–2 mm) par rapport au remplissage.
  • Cause probable : le tissu a micro-glissé dans le cadre pendant les zones denses.
  • Correctif : c’est un problème de tenue en mise en cadre.
    • Niveau 1 : colle temporaire pour solidariser tissu et stabilisateur.
    • Niveau 2 : augmenter l’adhérence du cadre (par exemple en améliorant la friction de l’anneau intérieur).
    • Niveau 3 : passer à un cadre magnétique, qui applique une pression de serrage plus uniforme et limite les micro-déplacements.
      Conseil
      déchirez toujours le stabilisateur vers la broderie en soutenant les points avec le pouce. Ne tirez jamais d’un coup sec.
Host clenching hand into a fist to simulate fabric curling up.
Demonstrating distortion on knits

Le « pourquoi » : stabilisateur + mise en cadre = un système, pas un produit isolé

Tim le dit clairement : le stabilisateur apporte la stabilité, et ce n’est pas « la faute de la machine » si un motif rate quand le support est mal choisi. Allons plus loin : la stabilité est un système.

L’équation : (Tissu + stabilisateur + tenue du cadre) > traction des points

Si la traction de vos milliers de points dépasse la tenue du cadre ou la rigidité du stabilisateur, le motif se déforme.

C’est aussi pour ça que les outils de flux de production comptent. Si vous faites des séries de vêtements, une station de mise en cadre pour machine à broder aide à placer le logo au même endroit à chaque fois et réduit les erreurs humaines.

Et si vous luttez contre les marques de cadre sur des matières délicates ou si vous avez du mal à mettre en cadre près de zones épaisses, c’est souvent le signal qu’il faut faire évoluer l’outillage. Les cadres standards tiennent beaucoup par friction (et donc par contrainte sur le tissu). Les cadres magnétiques tiennent par pression verticale : ils limitent la déformation nécessaire pour maintenir le textile.

Avertissement : sécurité avec les aimants
Les cadres magnétiques de qualité professionnelle utilisent des aimants néodyme très puissants.
1. Risque de pincement : ils peuvent se refermer brutalement et pincer fortement.
2. Risque médical : gardez-les à au moins 6 inches des pacemakers ou autres dispositifs médicaux implantés.

Host holding the paper list, looking directly at camera, explaining hoop sizing.
Buying advice

Ne pas « acheter trop petit » : la taille de cadre (4x4 vs 5x7 vs 6x9) détermine à quelle vitesse vous serez limité

Le conseil de Tim est pertinent : démarrer uniquement avec un cadre 4x4 est une voie rapide vers la frustration. En pratique, 4x4 est plus petit qu’on ne l’imagine et limite vite les motifs.

Quand vous regardez des options comme un cadre de broderie 5x7 brother (ou plus grand), vous n’achetez pas seulement du plastique : vous achetez de la surface de broderie.

Logique de décision :

  • Loisir : 4x4 peut suffire pour des petits monogrammes.
  • Projet business : viser au moins 5x7, car beaucoup de placements « standard » dépassent 4 inches.
  • Efficacité : re-cadrer (scinder un motif en deux) est difficile pour un débutant : cela demande un repérage très propre. Une zone de broderie plus grande coûte souvent moins cher que le temps perdu à aligner des motifs scindés.
Host gesturing broadly about moving up to a larger machine.
Conclusion on ease of use

Le chemin d’évolution recommandé en atelier : consommables d’abord, puis vitesse de mise en cadre, puis puissance multi-aiguilles

Vous n’avez pas besoin d’une machine à 10 000 $ dès le premier jour. En revanche, avoir une trajectoire claire évite les achats inutiles.

Phase 1 : la base (coût : $) Maîtrisez le trio de stabilisateurs. Utilisez du bon fil. Changez d’aiguille régulièrement.

  • Indicateur de réussite : broderies propres, à plat, sans recroquevillement.

Phase 2 : l’upgrade de flux (coût : $$) Vous faites 10+ T-shirts par semaine. La mise en cadre devient pénible.

  • Prescription : passer à des cadres magnétiques.
  • Pourquoi : mise en place plus rapide, pression plus uniforme. Recherchez des termes comme système de mise en cadre de broderie pour comprendre l’impact en production.

Phase 3 : l’upgrade production (coût : $$$) Vous perdez du temps sur les changements de couleurs.

  • Prescription : machine à broder multi-aiguilles.
  • Pourquoi : plusieurs couleurs prêtes, moins d’interruptions.

Si vous regardez déjà des champs plus grands, comme un cadre de broderie 6x10 pour machine à broder, organisez votre poste : stabilisateurs étiquetés, cadres rangés de façon sûre.

Checklist opération : le « shutdown » après broderie

À faire après chaque pièce pour créer de bons automatismes.

  1. Retirer le stabilisateur correctement : soutenez la broderie. Coupez les fils de saut avant de déchirer pour éviter d’arracher.
  2. Contrôler l’envers : c’est lui qui dit la vérité. La tension est-elle équilibrée ? Y a-t-il des nœuds (« birdnesting ») ?
  3. Vérifier les résidus : si vous avez utilisé de la colle, nettoyez si nécessaire pour éviter de salir la prochaine pièce claire.
  4. Contrôle du cadre : assurez-vous que rien n’adhère (aiguilles, débris) et que le cadre reste propre.
  5. Réassort : ne remplacez pas le découpable par « ce qui reste » en urgence : c’est une cause fréquente d’erreurs.
Digital graphic of a colorful star quilt block logo with 'Sew-Mini Things' text.
Outro sequence

Si vous ne retenez qu’une chose : respectez la physique. Le stabilisateur n’est pas un emballage ; c’est la dalle sous votre ouvrage. Commencez avec le trio de base, testez sur des chutes, et quand la mise en cadre devient votre limite, faites évoluer vos outils.

FAQ

  • Q: Comment choisir entre stabilisateur déchirable, stabilisateur découpable et stabilisateur hydrosoluble pour un logo sur T-shirt qui se recroqueville après lavage ?
    A: Utilisez un stabilisateur découpable pour les T-shirts en maille dès que le motif a une vraie densité ; le déchirable et l’hydrosoluble mènent souvent au recroquevillement plus tard — c’est fréquent, et ce n’est pas « de votre faute ».
    • À faire : Test d’élasticité rapide (maille = s’étire/revient → découpable = choix sûr).
    • À faire : Mise en cadre avec tension neutre du tissu (à plat, sans étirer).
    • À faire : Après broderie, recouper le découpable autour du motif en laissant le dos derrière les points.
    • Contrôle réussite : Après retrait du cadre, le T-shirt reste à plat et le bord du motif ne fait pas de vagues.
    • Si ça échoue encore : Augmentez le soutien (découpable plus fort ou meilleure tenue en cadre) et vérifiez que le tissu n’a pas été étiré en mise en cadre.
  • Q: Quelle est la bonne tension de mise en cadre (« test du tambour ») pour éviter que les contours ondulent ou se décalent pendant les remplissages ?
    A: Mettez en cadre de façon à ce que le stabilisateur soit bien tenu (sans mou), tandis que le tissu reste à plat sans être étiré.
    • À faire : Serrez la vis, puis tirez doucement sur les bords du stabilisateur (pas sur le tissu) pour enlever le mou.
    • À faire : Tapotez la surface pour vérifier une tension régulière.
    • À faire : Surveillez le premier contour et arrêtez immédiatement si le tissu ondule devant le pied.
    • Contrôle réussite : La surface est régulière et le premier contour se pose proprement sans vague visible.
    • Si ça échoue encore : Améliorez la tenue avec une colle temporaire entre tissu et stabilisateur, ou passez à un cadre magnétique pour une pression plus uniforme.
  • Q: Comment utiliser la méthode « deux couches de déchirable léger » pour obtenir un fort soutien sans abîmer les points au retrait ?
    A: Utilisez deux couches de déchirable léger au lieu d’une seule couche de déchirable lourd : vous gagnez en stabilité pendant la couture et en sécurité au retrait.
    • À faire : Superposez deux feuilles de déchirable léger ; optionnellement, une brume de colle temporaire entre les couches pour éviter le glissement.
    • À faire : Mettez en cadre avec les deux couches et brodez normalement.
    • À faire : Déchirez d’abord la couche du dessus, puis celle du dessous, en soutenant les points avec le pouce.
    • Contrôle réussite : Le stabilisateur se retire sans tirer sur la broderie et le motif reste à plat.
    • Si ça échoue encore : Coupez les fils de saut avant de déchirer et, si le motif est très dense, basculez vers du découpable.
  • Q: Qu’est-ce qui provoque l’effet de perforation (« bullet hole ») dans le stabilisateur autour d’un contour, et quel est le correctif le plus rapide ?
    A: L’effet de perforation vient généralement d’une aiguille trop grosse/émoussée ou d’une densité de points trop forte pour le stabilisateur.
    • À faire : Mettre une aiguille neuve ; si le tissu le permet, utiliser une pointe plus adaptée.
    • À faire : Augmenter le soutien (souvent passer de déchirable à découpable, plus résistant à la perforation).
    • À faire : Faire un petit test avant de lancer sur le vêtement.
    • Contrôle réussite : Le stabilisateur ne se détache pas et n’est pas entièrement perforé autour du bord.
    • Si ça échoue encore : Traitez-le comme un mismatch densité/support — évitez de compter sur l’hydrosoluble pour la structure.
  • Q: Comment corriger une perte de repérage quand le contour ne correspond pas au remplissage parce que le tissu a bougé dans le cadre ?
    A: La perte de repérage est le plus souvent un problème de tenue en mise en cadre : commencez par solidariser tissu et stabilisateur, puis augmentez la capacité de maintien du cadre.
    • À faire : Colle temporaire pour coller tissu et stabilisateur (niveau 1).
    • À faire : Améliorer l’adhérence du cadre (niveau 2).
    • À faire : Passer à un cadre magnétique pour une pression uniforme et moins de micro-glissements (niveau 3).
    • Contrôle réussite : Après le remplissage, le contour tombe sur le bord du remplissage sans décalage visible de 1–2 mm.
    • Si ça échoue encore : Refaire la mise en cadre et surveiller le premier contour : si ça ondule, corrigez la tension avant de continuer.
  • Q: Quelle checklist d’aiguille et de consommables aide à éviter les fronces avant de lancer une broderie machine sur des T-shirts ?
    A: Faites un contrôle « pré-vol » : bon stabilisateur, aiguille neuve, colle temporaire prête, stabilisateur découpé plus grand que le cadre — ces détails évitent la plupart des fronces « mystérieuses ».
    • À faire : Choisir et remplacer l’aiguille régulièrement (aiguille neuve = moins de fronces).
    • À faire : Prévoir colle temporaire (spray ou stick) pour limiter le glissement.
    • À faire : Couper le stabilisateur au moins 1,5 inches plus grand que le cadre sur chaque côté.
    • Contrôle réussite : Le premier contour est net, sans ondulation, et le tissu reste à plat après retrait du cadre.
    • Si ça échoue encore : Revoir la tension de mise en cadre (neutre sur le tissu, ferme sur le stabilisateur) et passer de déchirable à découpable sur les vêtements extensibles.
  • Q: Quelle procédure sûre suivre pour couper des fils ou retirer le stabilisateur près de l’aiguille afin d’éviter les blessures ?
    A: N’intervenez jamais dans la zone du cadre pendant que la machine tourne : mettez en pause et attendez l’arrêt complet avant de couper ou de retirer.
    • À faire : Arrêter la machine et vérifier l’arrêt total avant de mettre les doigts près de la barre à aiguille.
    • À faire : Retirer le stabilisateur lentement en soutenant les points ; éviter les à-coups.
    • À faire : Couper les fils de saut avant de déchirer pour éviter les accrochages.
    • Contrôle réussite : Les mains restent hors zone en mouvement et le retrait ne déforme pas le motif.
    • Si ça échoue encore : Ralentissez : les accidents et casses d’aiguille arrivent souvent quand on se précipite.
  • Q: Quelles règles de sécurité respecter avec des cadres magnétiques de broderie à aimants néodyme puissants ?
    A: Traitez les cadres magnétiques comme des outils puissants : évitez les pincements et tenez-les éloignés des dispositifs médicaux implantés.
    • À faire : Garder les doigts hors de la zone de fermeture (risque de pincement).
    • À faire : Stocker les cadres magnétiques en pile contrôlée pour éviter qu’ils ne s’attirent brutalement.
    • À faire : Garder les cadres magnétiques à au moins 6 inches des pacemakers ou autres dispositifs implantés.
    • Contrôle réussite : Le cadre se ferme sans contact avec les doigts et reste maîtrisé à la pose/retrait.
    • Si ça échoue encore : Utiliser une manipulation à deux mains plus lente et poser le cadre sur une surface plane avant de laisser les aimants s’engager.