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Si vous avez déjà regardé une poche zippée « in-the-hoop » (ITH) se broder en vous disant : « Ça se passe super bien… jusqu’à ce que les couches commencent à bouger », vous n’êtes pas seul(e). Ce moment où le tissu se décale d’un millimètre, c’est le combat classique en broderie machine.
La poche zippée supérieure du Lemon Lane Bag Set est tout à fait réalisable sur une machine Brother/Baby Lock mono-aiguille. Mais la réussite n’a rien à voir avec la chance : c’est une question de physique. Ici, on empile de l’épaisseur, on lutte contre la traction (drag) et on gère la tension. Le projet récompense une préparation calme, un rubanage discipliné, et quelques réflexes « atelier » qui empêchent les couches volumineuses de se déplacer.
Cet article reconstruit le workflow du tutoriel Sweet Pea Machine Embroidery en version ultra opérationnelle. Je reste fidèle aux étapes de la vidéo, tout en ajoutant des repères concrets — ce qu’il faut sentir, entendre et observer — pour éviter d’apprendre… au découd-vite.

Le moment « ne paniquez pas » : votre cadre Brother/Baby Lock n’est pas le problème — c’est le contrôle des couches
Dans ce projet, vous superposez : stabilisateur cutaway, ouatine, renfort de sac, ruban du zip, tissu extérieur, et plusieurs pièces de doublure. C’est une densité variable importante à gérer dans un cadre plastique standard 6x10 ou 7x12.
Quand ça coince, ce n’est généralement pas parce que « l’ITH, ce n’est pas pour moi ». C’est parce que les couches ne sont pas maîtrisées à deux zones de danger très précises :
- Au niveau de l’aiguille (micro-zone) : quand le pied presseur descend, il pousse une petite « vague » de tissu devant lui. Si le tissu n’est pas bien tenu, cette vague devient un pli.
- Côté bras du cadre / rail de déplacement (macro-zone) : une doublure qui pend derrière le cadre frotte sur le plateau ou s’accroche près du bras, et tire tout l’ensemble hors alignement.
Si vous sécurisez ces deux zones avec les techniques de friction et de stabilisation ci-dessous, le reste de la poche devient… agréablement routinier.

La préparation cachée qui rend cette poche stable : cutaway + ouatine + renfort de sac (coupe au plus près)
La vidéo commence par la mise en cadre d’un stabilisateur cutaway bien tendu. Pour la maroquinerie textile/sacs, c’est non négociable : un tearaway manque souvent de résistance pour supporter une poche zippée sans se déformer à l’usage.
Ensuite, on pose ouatine + renfort de sac ensemble pour rigidifier le panneau. Une couture de placement fixe cette couche. Puis vient l’étape critique : couper l’excédent de ouatine au plus près — à environ 1–2 mm de la ligne de couture.
Cette coupe serrée n’est pas du perfectionnisme : c’est de l’ingénierie.
- Physique de la « bosse » : si vous laissez 5 mm de ouatine, le pied presseur doit monter/descendre sur une rampe souple à chaque passage près du bord. Cela favorise le rebond, donc des points lâches ou irréguliers. À 1–2 mm, vous créez une « piste » plus plate.
- Choix du stabilisateur : le stabilisateur est la fondation. Ici, le panneau sera sollicité (ouverture/fermeture du zip), donc le cutaway apporte un soutien permanent.
Liste de consommables souvent oubliés
Avant de lancer, assurez-vous d’avoir :
- Aiguille broderie 75/11 : une aiguille neuve coûte moins cher qu’un panneau raté.
- Ciseaux courbes / type duckbill : indispensables pour couper à 1–2 mm sans entamer la couture.
- Ruban papier type Washi : le scotch classique peut laisser des résidus sur l’aiguille.
- Un outil type stiletto : pour maintenir le tissu là où vos doigts ne doivent pas aller.

Checklist de préparation (avant le premier point)
- Contrôle de tension du cadre : tapotez le stabilisateur mis en cadre. Il doit sonner comme une peau de tambour (« poum-poum »), pas comme du papier mou.
- Empilage pour la tenue : ouatine + renfort de sac positionnés comme dans la vidéo.
- Coupe de précision : recoupez l’ouatine à 1–2 mm de la couture. Critère de réussite : au toucher, la transition stabilisateur/ouatine ressemble à une marche nette, pas à une colline.
- Pré-découpez le ruban : préparez 10–12 bandes de Washi et collez-les au bord de la table. Vous ne voulez pas lutter avec le ruban pendant que le tissu glisse.
- Contrôle de la tirette : déplacez physiquement la tirette du zip vers une « zone sûre » (loin de la trajectoire initiale de l’aiguille).
Avertissement : sécurité mécanique. Gardez doigts et outils à distance de la zone d’aiguille lorsque la machine tourne. Si vous utilisez un stiletto près du pied (comme plus tard dans la vidéo), maintenez-le bas et stable contre le tissu — ne « poursuivez » jamais l’aiguille.

Lignes de placement du zip + Washi : la méthode la plus propre pour poser un zip nylon ITH
Après fixation et coupe de l’ouatine/renfort, le motif brode les lignes de placement du zip. Le zip est aligné entre ces lignes, puis maintenu avec une quantité généreuse de ruban Washi en haut et en bas du ruban du zip.
Deux détails de la vidéo méritent d’être traités comme des lois :
- Rubaner le ruban, pas les dents : l’aiguille doit piquer dans le ruban textile à côté de la spirale, pas dans une zone pleine d’adhésif sur la spirale. Une aiguille encrassée = fil qui s’effiloche très vite.
- Conscience spatiale : l’animatrice insiste : la tirette ne doit jamais interférer avec l’aiguille. Une aiguille qui frappe une tirette métallique peut casser net et endommager la machine.

L’habitude « tirette » qui sauve des aiguilles
Prenez un réflexe de pilote. Avant d’appuyer sur Start pour toute couture qui s’approche du zip, faites une pause.
Dites-le à voix haute : « La tirette est où, là ? »
Contrôle visuel : regardez l’écran pour anticiper la trajectoire. Action : si la trajectoire passe sur la tirette, stoppez, relevez le pied, et faites coulisser la tirette hors zone. La vidéo montre clairement un arrêt pour éviter de piquer dedans. Avec une tirette métal, c’est impératif.

La « doublure flottante » sur cadre 6x10 / 7x12 : rubaner l’envers, puis sécuriser le rail
Ensuite, la vidéo place le tissu extérieur (haut) endroit vers vous. Puis vient la manœuvre qui impressionne : retourner le cadre pour poser la première pièce de doublure au dos.
La doublure est posée endroit vers l’extérieur (donc envers contre le stabilisateur) et rubanée aux coins.
La nuance clé, c’est la gestion du trafic : le grand côté de la doublure dépasse d’environ 1/4 inch la dernière ligne de couture, et tout excédent près du bras du cadre est rentré/rubanée pour éviter l’accrochage.

Pourquoi la zone du bras de cadre est une « zone d’accrochage »
Sur beaucoup de machines mono-aiguille Brother/Baby Lock, le cadre se fixe sur un chariot qui se déplace sur un rail. C’est un angle mort pour l’opérateur. Une doublure lâche côté bras peut :
- Se faire happer : aspirée dans la trajectoire de déplacement.
- Créer de la traction : même un frottement léger peut provoquer un décalage (erreur de repérage/alignement), et vos contours ne retombent plus sur les remplissages.
- Faire rater la prise : la couture de fixation peut passer à côté du tissu.
Le conseil de la vidéo est exactement le bon : rentrer et rubaner l’excédent côté bras. Rendez l’arrière du cadre « aérodynamique ».
Si vous faites beaucoup de poches ITH et que vous en avez assez de retourner, rubaner, remonter le cadre en boucle, c’est souvent le moment où un changement d’outillage se ressent vraiment. Beaucoup d’utilisateurs constatent qu’un cadre de broderie magnétique pour brother réduit nettement le « bras de fer ». Comme le maintien est plus direct (force verticale) et sans friction d’anneau intérieur, les couches flottées se gèrent plus vite et bougent moins pendant les manipulations.

Quand la couture de fixation ne prend pas : découdre, repositionner, et utiliser un stiletto comme en atelier
Dans la vidéo, moment très réaliste : la première couture de fixation n’est pas assez sûre (le tissu a bougé). L’animatrice s’arrête, découd, repositionne, puis recoud — cette fois en utilisant un stiletto plastique rose pour plaquer le tissu près de l’aiguille.
Ce n’est pas un échec : c’est un comportement pro. Ne brodez pas “par-dessus” en espérant que ça disparaisse. Ça ne disparaît pas.
La physique du « tissu qui marche »
Pourquoi ça glisse ?
- Cause : au démarrage, le tissu n’est tenu que par la friction. Le pied presseur appuie et avance. En rencontrant l’épaisseur zip + ouatine, il pousse la couche du dessus vers l’avant (millimètre par millimètre).
- Solution : le stiletto sert de « troisième main ». En appliquant une pression ponctuelle juste devant le pied, vous neutralisez la poussée.
Si vous décousez souvent sur des poches ITH, c’est généralement le signe qu’il faut plus de contrôle à l’aiguille (stiletto) ou plus de contrôle au cadre (stabilisation/maintien).

Bordures au satin + triple point : ralentir pour rester « net et bien droit »
La vidéo enchaîne des satins et des triples points pour créer une bordure contrastée. Deux points pratiques sont explicitement mentionnés :
- Hygiène du ruban : retirez le Washi avant que le satin ne l’atteigne. Broder du satin sur du ruban emprisonne des morceaux sous les points et dégrade la finition.
- Vitesse : l’animatrice indique une vitesse intermédiaire autour de 600 SPM.

Pourquoi ~600 SPM est souvent le bon compromis
Les machines modernes peuvent monter plus haut, mais sur l’ITH l’épaisseur pénalise la précision.
- Flexion d’aiguille : à grande vitesse, l’aiguille peut fléchir dans l’épaisseur, et vos lignes droites perdent en netteté.
- Échauffement : plus de vitesse = plus de chaleur, ce qui peut compliquer certains matériaux.
Contrôle sonore : une machine « bien » tourne avec un rythme régulier. Si le son devient plus dur/claquant, baissez la vitesse (la vidéo cite ~600 SPM).
Checklist de réglage (juste avant les points décoratifs)
- Retrait du ruban : plus aucun ruban dans la trajectoire de couture.
- Sécurité tirette : tirette confirmée hors zone.
- Régulateur de vitesse : vitesse abaissée dans une plage contrôlée (la vidéo tourne autour de 600 SPM).
- Gestion des queues de fil : coupez les brins visibles pour éviter qu’ils se coincent sous les colonnes de satin.

Doublure principale : rubanez sérieusement (le vieux ruban est un saboteur silencieux)
La vidéo retourne encore le cadre. La première doublure est rubanée pour qu’elle ne batte pas. Puis la deuxième (doublure principale) est posée endroit contre endroit (donc endroit vers le bas) par-dessus, et rubanée fermement.
Détail important : l’animatrice note qu’un Washi déjà utilisé peut perdre son adhérence. Utilisez du ruban frais.
C’est un piège classique : vouloir économiser un bout de ruban et risquer de ruiner un panneau. Si la doublure bouge, vous risquez :
- Le “raté” : un bord de doublure non pris dans la couture.
- Le “pli” : un pli cousu à l’intérieur, définitif.
- La “bosse” : du volume en trop qui perturbe l’assemblage.
Astuce production : si vous faites ces poches en série, observez le temps passé à rubaner/lisser. C’est du temps non productif. C’est aussi là que des cadres de broderie magnétiques peuvent faire une vraie différence : maintien plus plat, moins de ruban nécessaire, moins de micro-ajustements.

Bandes en flip-and-fold : bords bruts alignés, couture, retournement, lissage au doigt, puis couture
Place à la méthode flip-and-fold (aussi appelée « sew and flip ») pour construire l’extérieur décoratif.
La séquence de la vidéo est constante pour une raison :
- Placement : posez une bande endroit contre endroit, bords bruts alignés.
- Couture : lancez la couture de placement.
- Flip : rabattez la bande sur la ligne de couture, endroit vers vous.
- Pressage : lissez (pressage au doigt).
- Surpiqûre : lancez la couture de fixation/décor.
- Répétez.

Pourquoi le « pressage au doigt » compte vraiment
Le pressage au doigt ne sert pas qu’à faire joli : il contrôle la géométrie.
Quand vous retournez une bande, le pli crée une micro-bosse. Test tactile : passez l’ongle fermement sur le pli. Vous devez sentir que le tissu « casse » et s’aplatit. Le pli doit être net, pas gonflé.

Checklist d’opération (pendant que la machine brode)
- Contrôle de zone : avant chaque couture proche du zip, stoppez et confirmez que la tirette est dégagée.
- Assistance stiletto : maintenez le bord du tissu à l’approche du pied pour éviter la « vague ».
- Retrait du ruban : arrêtez et retirez le ruban avant de passer dessus.
- Surveillance sonore : si le son change, stop et vérifiez aiguille/vitesse (la vidéo tourne à ~600 SPM).
- Contrôle sous cadre : avant de remonter le cadre, vérifiez que la doublure est rentrée et ne part pas vers le bras.
Avertissement : sécurité des aimants. Si vous passez à un cadre magnétique, traitez-le comme un outil puissant. Tenez-le éloigné des pacemakers ou dispositifs médicaux implantés (champ magnétique fort). Gardez les doigts hors de la « zone de pincement » quand les parties se rapprochent.
Un arbre de décision simple pour choisir le stabilisateur sur une poche zippée ITH (pour arrêter de deviner)
La vidéo utilise du cutaway. Pour une poche structurée, c’est une base solide. Voici une logique simple pour décider selon votre usage :
Point de départ → À quoi sert le panneau ?
- Élément structurel (panneaux de sac, poches zippées, pièce sollicitée) :
- Solution : cutaway type polymesh/mesh, selon votre habitude.
- Pourquoi : support permanent, cohérent avec la vidéo.
- Objet léger décoratif (petites pochettes fines) :
- Solution : tearaway (moyen).
- Pourquoi : moins de volume, bords plus propres. Condition : support textile déjà stable.
- Tissu extensible (jersey, doublure maille) :
- Solution : cutaway thermocollant no-show mesh.
- Pourquoi : il faut bloquer l’élasticité pendant le flip-and-fold.
En production, le « bon » stabilisateur est celui qui vous évite de sortir le découd-vite.
Coupe finale sur tapis : la règle de marge 1/2" (et comment garder l’équerre)
La vidéo termine en sortant l’ouvrage du cadre, en retirant/recoupant le stabilisateur, puis en coupant au cutter rotatif avec une règle patchwork. La cible est une marge exacte de 1/2 inch depuis les lignes de placement extérieures.
Le rythme :
- Alignez la règle à 1/2" de la couture de placement verticale. Coupez.
- Ajustez le zip : déplacez la tirette au centre maintenant pour éviter de la couper ou de la bloquer.
- Alignez et coupez les autres côtés.


Avertissement : sécurité lame. Un cutter rotatif est dangereux car il demande de la pression. Coupez toujours en vous éloignant du corps. Gardez la main qui tient la règle hors trajectoire (doigts « en tente » sur la règle). Refermez/verrouillez la lame après chaque coupe.

Quand vous en avez assez de re-rubaner : mise en cadre plus rapide, résultats plus propres, moins de fatigue
Si vous ne faites qu’une poche Lemon Lane de temps en temps, le cadre plastique + Washi de la vidéo fonctionne très bien.
Mais si vous en faites chaque semaine, ou si vous passez en vente, le goulot d’étranglement devient évident : le cycle de mise en cadre. Fermer un cadre plastique sur un « sandwich » ouatine/zip fatigue les poignets et peut laisser des marques de cadre sur certains cotons.
Cadre de décision pour évoluer :
- Point de douleur : fatigue + marques de cadre :
Si vous forcez pour fermer le cadre, ou si vous voyez des empreintes brillantes, un cadre de broderie magnétique pour brother est souvent la suite logique. Le maintien magnétique serre vers le bas (plutôt que par friction), ce qui réduit les marques et la contrainte. - Point de douleur : alignement qui part de travers :
Si vos panneaux finissent régulièrement inclinés, une station de mise en cadre pour machine à broder aide à verrouiller la géométrie (angles à 90°) lors de la mise en place. - Point de douleur : manque de surface :
En sac, un petit cadre devient vite limitant. Un cadre de broderie magnétique 7 x 12 pour brother apporte l’espace nécessaire pour flotter les matières sans heurter les bords. - Point de douleur : écosystème Baby Lock :
Si vous êtes sur Baby Lock, viser des cadres de broderie magnétiques pour machines à broder babylock permet de rester cohérent avec le bras/connexion de votre machine.
Montée en cadence : Si votre perte de temps vient surtout du flux mono-aiguille (changements de couleur, manipulations fréquentes), une machine à broder multi-aiguilles peut devenir l’étape suivante. Le draft cite SEWTECH comme exemple de plateforme multi-aiguilles, mais commencez par améliorer le maintien au cadre : c’est souvent le meilleur ROI pour un utilisateur mono-aiguille.
Appel à action : Dites en commentaire votre modèle de machine (ex. PE800, NQ1700E) et votre taille de cadre : je pourrai vous suggérer un workflow de stabilisation et d’outillage adapté.
FAQ
- Q: Comment éviter que le tissu glisse sur une machine Brother/Baby Lock mono-aiguille lors de la couture de fixation (« tack-down ») d’une poche zippée ITH ?
A: Combinez contrôle au niveau de l’aiguille et reprise immédiate si la première passe n’a pas pris correctement — c’est fréquent et ça se corrige.- Arrêtez la machine dès que vous voyez un décalage ; décousez la fixation au lieu de broder par-dessus.
- Repositionnez le tissu bien à plat, puis refaites la couture en maintenant le bord près du pied avec un outil type stiletto.
- Réduisez la vitesse dans une plage maîtrisée (un bon point de départ pour beaucoup d’utilisateurs : 500–650 SPM) pour limiter le rebond sur les épaisseurs.
- Contrôle réussite : la couture de fixation tombe entièrement sur le tissu, sans plis, et le bord ne « marche » pas vers l’avant.
- Si ça échoue encore… améliorez le contrôle des couches : recoupez l’ouatine plus près (1–2 mm) et augmentez le rubanage/rentrage pour éviter toute traction côté bras du cadre.
- Q: Quelle distance de coupe de l’ouatine faut-il respecter sur une poche zippée ITH (Brother/Baby Lock) pour réduire le rebond du pied et les défauts de point ?
A: Coupez l’ouatine au plus près — environ 1–2 mm de la ligne de couture — pour créer une surface plus plate sous le pied.- Coupez juste après la couture de placement qui fixe ouatine + renfort, avant d’ajouter zip et tissus.
- Utilisez des ciseaux courbes/duckbill pour éviter d’entamer la ligne de couture.
- Gardez une coupe régulière tout autour afin que le pied ne « grimpe » pas sur des rampes souples.
- Contrôle réussite : au toucher, la transition stabilisateur/ouatine ressemble à une marche nette, pas à une pente.
- Si ça échoue encore… ralentissez vers ~600 SPM et changez l’aiguille (une 75/11 neuve est une base fiable pour ce type de projet).
- Q: Comment rubaner correctement un zip nylon (spirale) pour une poche zippée ITH afin d’éviter l’encrassement d’aiguille et l’effilochage du fil ?
A: Rubanez uniquement les bords du ruban textile du zip et gardez l’adhésif loin de la spirale/dents.- Alignez le zip entre les lignes de placement, puis appliquez du Washi/ruban papier en haut et en bas du ruban du zip.
- Évitez de coller sur la spirale : l’adhésif peut se transférer sur l’aiguille et provoquer un effilochage immédiat.
- Retirez le ruban avant qu’un point satin ne l’atteigne, pour ne pas emprisonner des morceaux sous des points denses.
- Contrôle réussite : l’aiguille pénètre sans dépôt collant et la couture reste régulière, sans frisure soudaine du fil.
- Si ça échoue encore… passez à du ruban neuf (un ruban réutilisé perd souvent son adhérence) et recontrôlez l’alignement sur les lignes de placement.
- Q: Comment éviter la traction de doublure et les décalages de repérage côté bras/rail lors d’une poche zippée ITH sur Brother/Baby Lock ?
A: Rendez l’arrière du cadre « aérodynamique » : rubanez et rentrez la doublure pour qu’aucune partie ne puisse frotter ou s’accrocher sur la trajectoire du chariot.- Retournez le cadre pour poser la première doublure au dos (endroit vers l’extérieur / envers contre stabilisateur), puis rubanez solidement les coins.
- Positionnez le grand côté de doublure à environ 1/4" au-delà de la dernière couture, et rentrez/rubanez l’excédent côté bras du cadre.
- Avant de remonter le cadre, vérifiez visuellement l’envers : rien ne doit être plié dans la zone de déplacement.
- Contrôle réussite : pendant la broderie, le cadre se déplace librement, sans bruit de frottement et sans décalage contour/remplissage.
- Si ça échoue encore… réduisez le « flottement » avec plus de ruban et une meilleure gestion de longueur ; des tractions répétées indiquent souvent un besoin de maintien plus fort et plus plat.
- Q: Quel test de réussite de mise en cadre faut-il faire avant de démarrer une poche zippée ITH avec stabilisateur cutaway ?
A: Mettez le cutaway en cadre « peau de tambour » avant toute couture : c’est la base qui contrôle la déformation sur des couches lourdes.- Tapotez le stabilisateur mis en cadre avant le premier point et retendez si nécessaire.
- Utilisez du cutaway (pas du tearaway) pour une poche structurée, car la pièce sera tirée et sollicitée.
- Préparez vos consommables (aiguille, ciseaux, bandes de ruban) pour éviter de manipuler le cadre quand les couches ne sont pas fixées.
- Contrôle réussite : le stabilisateur sonne comme une peau de tambour (« poum-poum »), pas comme un sac papier.
- Si ça échoue encore… re-mettez en cadre plutôt que d’« espérer que ça passe » : une tension irrégulière se transforme ensuite en décalages et bordures de travers.
- Q: Quelles précautions mécaniques suivre pour éviter de casser l’aiguille près d’une tirette de zip en poche zippée ITH ?
A: Faites un « contrôle tirette » avant chaque couture proche du zip et arrêtez pour déplacer la tirette hors trajectoire.- Faites une pause avant Start et confirmez physiquement où se trouve la tirette.
- Vérifiez la trajectoire à l’écran ; si elle croise la tirette, stoppez, relevez le pied, et faites coulisser la tirette vers une zone sûre.
- Gardez doigts et outils loin de l’aiguille pendant la couture ; si vous utilisez un stiletto, maintenez-le bas et stable — ne suivez pas l’aiguille.
- Contrôle réussite : aucun choc, aucune casse, et la couture passe la zone du zip sans interruption.
- Si ça échoue encore… arrêtez immédiatement et remplacez l’aiguille ; des chocs répétés peuvent créer des problèmes plus graves qu’une couture ratée.
- Q: Quand faut-il passer d’un cadre plastique standard à des cadres de broderie magnétiques, ou à une machine multi-aiguilles SEWTECH, si l’on fait souvent des poches zippées ITH ?
A: Faites évoluer l’équipement selon le goulot d’étranglement : d’abord la technique, ensuite le contrôle au cadre, puis la capacité de production.- Niveau 1 (technique) : si les résultats sont irréguliers, priorisez la coupe d’ouatine (1–2 mm), une vitesse contrôlée (~500–650 SPM), du ruban frais, et le contrôle au stiletto près du pied.
- Niveau 2 (outil) : si fermer le cadre fatigue, crée des marques de cadre, ou si les couches bougent pendant les retournements/rubanages, un cadre magnétique est souvent l’étape la plus rentable (maintien vertical plus fort, manipulation plus simple).
- Niveau 3 (capacité) : si la perte de temps vient surtout du flux mono-aiguille (changements de couleur, manipulations), une plateforme multi-aiguilles comme SEWTECH peut devenir l’étape suivante.
- Contrôle réussite : moins de remises en cadre et de décousages, bordures plus propres, et moins de « temps mort » à rubaner/lisser par poche.
- Si ça échoue encore… identifiez d’abord la zone dominante (glissement micro-zone à l’aiguille vs traction macro-zone côté bras) et corrigez cette zone avant d’investir.
- Q: Quelles précautions de sécurité faut-il respecter avec des cadres de broderie magnétiques puissants en ITH ?
A: Traitez un cadre magnétique comme un outil puissant : protégez les dispositifs médicaux et gardez les doigts hors zone de pincement.- Tenez les cadres magnétiques éloignés des pacemakers ou dispositifs implantés (champ magnétique fort).
- Alignez les parties et refermez avec contrôle : ne laissez pas les aimants « claquer ».
- Gardez les doigts à l’écart des zones de contact pour éviter les pincements.
- Contrôle réussite : le cadre se ferme sans pincement et les couches restent bien à plat sans rubanage excessif.
- Si ça échoue encore… ralentissez la mise en cadre et repositionnez les couches ; la précipitation est la cause la plus fréquente de pincements et de mauvais alignements.
