Sommaire
La numérisation (digitizing) n’est pas seulement « dessiner avec des points ». C’est l’art d’anticiper la physique. Vous programmez une machine pour piquer des milliers de fois un matériau souple et instable (le tissu), qui va bouger, se tendre, se rétracter et se déformer.
Si vous vous êtes déjà dit devant Hatch : « À l’écran c’est parfait… mais à la broderie ça sort comme un morceau de carton pare-balles », vous venez de rencontrer l’écart entre la théorie numérique et la réalité textile. Bonne nouvelle : le flux de travail de cette leçon correspond aux bases utilisées en production, du petit logo poitrine aux grands dos de blouson.

Verrouiller la taille dès le départ : tenir dans un cadre 150 × 150 sans réduire les détails en poussière
Avant de poser le moindre nœud, fixez vos limites physiques. La broderie machine n’est pas du vectoriel : on ne peut pas réduire indéfiniment sans conséquences.
Dans la vidéo, l’illustration (un fouet à œufs) est importée en bitmap PNG, puis redimensionnée pour un cadre à broder 150 × 150 mm en saisissant 148 mm dans le champ de largeur. Ces 2 mm servent de « marge de sécurité » pour éviter que le pied presseur ne vienne heurter le cadre — un choc qui peut être violent et perturber le bon fonctionnement de la machine.

La zone de danger du « trop petit »
Deux règles très concrètes qu’on retrouve en atelier :
- La densité “se concentre” quand on réduit : si vous prenez un motif prévu pour un grand format et que vous le réduisez à une taille 150 × 150, la surface diminue fortement. Résultat fréquent : broderie rigide, surépaisse, difficile à coudre proprement.
- L’écran ne brode pas : une ligne fine sur un écran peut être minuscule. Or, un fil de broderie standard (40 wt) est de l’ordre de 0,4 mm. Si vous numérisez des détails plus fins que ce que le fil peut “exprimer”, ils ne seront pas lisibles en réel.
Checklist de préparation (avant de numériser) :
- Qualité de l’illustration : vérifier que vous avez bien importé un bitmap PNG propre.
- Lisibilité : atténuer l’image (outil Dim Artwork) pour distinguer clairement vos tracés/objets de l’image de fond.
- Sécurité cadre : viser 150 × 150 mm et dimensionner le motif 2–3 mm en dessous de la limite.
- Contrôle des détails : si certains détails deviennent trop petits après réduction, changez de stratégie de points (Run au lieu de Satin, simplification des formes, etc.).
Les « trois repères » qui évitent de tout refaire : arrière-plan→premier plan, centre→extérieur, grand→petit
L’instructrice s’appuie sur trois repères classiques de séquençage. Les comprendre aide à les appliquer au bon moment :
- Arrière-plan vers premier plan : comme en peinture, on pose les bases avant les détails.
- Du centre vers l’extérieur : le tissu se comporte comme une matière vivante ; les impacts d’aiguille déplacent la matière. Coudre du centre vers l’extérieur limite le risque de “bulle”/fronces au milieu.
- Du plus grand au plus petit : les grands remplissages stabilisent visuellement et mécaniquement avant les détails fragiles.

Sur ce motif, la logique de superposition est :
- Les fils du fouet + les tiges (couche du dessous).
- Le corps du batteur (couche intermédiaire).
- L’étoile (décor au-dessus).
- Les petits boutons (détails au-dessus).
Cet ordre limite les déplacements inutiles et donne une base plus stable aux couches supérieures.
Mesurer avant de choisir le type de point : pourquoi 0,42 mm ne peut pas être du Satin (et quoi faire à la place)
C’est un réflexe qui sépare une numérisation “au feeling” d’une numérisation exploitable en production : on ne devine pas, on mesure.
Dans la vidéo, le détail du fil mesure 0,42 mm avec l’outil Measure (raccourci M).
- La réalité mécanique : un satin alterne des pénétrations gauche/droite. À 0,42 mm, les perforations se chevauchent presque, ce qui fragilise le support et favorise les casses.

Repères de largeur (pratiques)
- Zone “sûre” du satin : viser au minimum 1,0 mm (et plutôt 1,4–1,5 mm quand on débute) pour que le satin se pose proprement.
- Solution montrée : au lieu de forcer un satin, l’instructrice place un Single Run (point de course simple) au centre.
Astuce (dans l’esprit de la vidéo) : si vous voulez une ligne plus présente sans élargir la colonne, passez en Triple Run (ou Bean Stitch) : l’effet est plus “corde” tout en restant dans une logique de ligne.
Lignes propres rapidement : Digitize Open Shape avec peu de nœuds (clic gauche = droit, clic droit = courbe)
Pour les fils fins, l’outil utilisé est Digitize Open Shape.

La méthode repose sur la logique de points de Hatch :
- Clic gauche = segments droits / angles.
- Clic droit = courbes.
- Habitude pro : utiliser le minimum de nœuds. Trop de nœuds = lignes “tremblantes” et irrégularités visibles à la broderie.
Si la ligne n’est pas parfaite, inutile de tout recommencer : passez en Reshape et ajustez les nœuds. Au final, on juge au fil, pas à la beauté des points sur l’image.
Sécurité (essais de broderie) : gardez les doigts à distance du pied presseur en mouvement et n’essayez jamais de “tenir” le tissu sous le pied pendant que la machine tourne.
Des satins qui se tiennent : Digitize Blocks pour la tige (la position des points fixe l’angle)
La tige est numérisée avec Digitize Blocks en Satin.

Procédure (comme dans la vidéo) :
- Placer une paire de points en bas.
- Placer une paire de points en haut.
- Appuyer sur Enter.
Pourquoi c’est important
Cet outil définit à la fois la forme et l’angle des points : la ligne imaginaire entre les paires de points pilote la direction du satin.
- Contrôle visuel : points bien alignés = satin régulier ; points décalés = satin en biais (utile si c’est intentionnel, sinon source d’incohérence).
Le clonage « clic droit + glisser » : dupliquer l’ensemble du fouet sans passer par les menus
Une fois un fouet (fil + tige) validé, l’instructrice le duplique :
- Sélectionner les objets.
- Maintenir le bouton droit et glisser vers la nouvelle position.

Ce n’est pas seulement un gain de temps : c’est un outil de cohérence. En production, deux éléments identiques doivent avoir la même densité et le même comportement.
Construire le corps en Tatami : Digitize Closed Shape et fermeture avec Enter
Le corps du batteur est créé en forme fermée via Digitize Closed Shape avec un remplissage Tatami.

Pourquoi du Tatami (remplissage)
Un satin sur une grande largeur crée des “flottés” longs, plus fragiles et plus sensibles aux accrochages. Le Tatami, lui, structure la surface en points courts et réguliers, plus stable pour les grandes zones.
Conseil de méthode : commencer sur une portion droite facilite une fermeture propre de la forme.
Des réserves qui fonctionnent vraiment : Digitize Holes (et le piège du « Enter deux fois »)
C’est un point de blocage très fréquent chez les débutants, et les commentaires le confirment : la logique de l’outil impose une petite “séquence”.
Avec le corps sélectionné, l’instructrice utilise Digitize Holes :
- Tracer l’ouverture interne de la poignée.
- Appuyer sur Enter une première fois : cela ferme le contour du trou.
- Appuyer sur Enter une deuxième fois : cela indique à Hatch que vous avez terminé d’ajouter des trous à cet objet.

Si vous n’appuyez qu’une fois, Hatch attend simplement un second trou : ce n’est pas un bug, c’est l’étape suivante.
Dépannage rapide : regardez la barre d’état en bas : Hatch y indique ce qu’il attend (et c’est souvent là qu’on comprend qu’il faut valider une deuxième fois).
Petits boutons : Circle tool vs Digitize Closed Shape (et pourquoi connaître les deux)
Pour le bouton circulaire, l’instructrice montre l’efficacité du Circle tool en Satin :
- clic au centre → tirer le rayon → Enter → Enter.

Puis un second bouton est tracé à la main avec Digitize Closed Shape. Pourquoi apprendre cette voie ? Parce qu’en fichiers clients, les formes sont rarement des cercles parfaits : savoir tracer des ovales “organiques” est indispensable.
Remove Overlaps correctement : 1,00 mm pour enlever la surépaisseur sous un grand remplissage
Superposer du fil sur du fil crée de la rigidité. Pour garder une broderie plus souple, on supprime les points cachés sous la couche du dessus.
L’étoile est au-dessus du Tatami du corps :
- Sélectionner l’étoile.
- Aller dans Edit Objects → Remove Overlaps.
- Réglage clé : vérifier une marge d’overlap à 1.00 mm.


Pourquoi ne pas mettre 0 mm ?
Le tissu se rétracte à la broderie. Si vous “découpez” exactement à la taille de l’étoile, le support peut se retirer et laisser apparaître un liseré (jour) au bord. La marge 1,00 mm sert de zone de sécurité pour que l’étoile couvre bien le bord.
Règle de production (comme expliqué) : éviter Remove Overlaps sous de petits satins (ex. détails fins) : ils ont besoin de matière dessous, et enlever trop peut créer des micro-ouvertures inutiles.
Sécurité aimants : si vous utilisez des cadres de broderie magnétiques, manipulez-les comme des aimants industriels : risque de pincement important si deux parties claquent ensemble. Gardez les doigts hors de la zone de fermeture et éloignez-les des dispositifs sensibles.
Éviter le mélange visuel des remplissages : changer l’angle de point pour que les couches ne “fusionnent” pas
Si l’étoile (Tatami) et le corps (Tatami) ont le même angle de points, les textures se “posent” dans la même direction et l’étoile peut paraître terne ou peu lisible.
Correction (comme dans la vidéo) :
- Sélectionner le corps.
- Utiliser Reshape (ou l’onglet Stitching).
- Tourner la ligne guide pour obtenir un angle nettement différent (en pratique, viser environ 45–90° d’écart).

On note aussi une ligne de séparation liée à la logique Closest Join : elle peut être visible à l’écran, mais une bonne stabilisation la rend souvent discrète à la broderie.
Jouer avec les motifs (après les bases) : textures d’étoile sans fragiliser le fichier
Une fois les formes, angles et densités maîtrisés, l’instructrice explore des motifs/emboss pour l’étoile.

Piège classique : commencer par les textures “fantaisie”. En pratique, on sécurise d’abord la structure (points, recouvrements, angles), puis on change le motif ensuite.
Stitch Player : un fichier n’est pas « réel » tant qu’il n’a pas tourné
La leçon se termine dans Stitch Player (simulateur).
À vérifier systématiquement :
- Ordre de couture : arrière-plan vers premier plan.
- Efficacité : déplacements inutiles / longs trajets.
- Validation : le trou est-il bien découpé ?

La préparation “invisible” que beaucoup sautent : stabilisateur et mise en cadre
La vidéo rappelle que certains “jours” visibles à l’écran peuvent ne pas apparaître sur tissu… si la stabilisation est correcte. Conclusion : numérisation et mise en cadre forment un seul système.
Si le tissu flotte dans le cadre (flagging), aucune marge d’overlap ne sauvera le résultat. Et si vous forcez trop pour obtenir une tension “tambour”, vous risquez des marques de cadre.
Beaucoup de pros cherchent des vidéos how to use magnetic embroidery hoop pour résoudre ce point : un cadre magnétique plaque le textile sans l’écraser comme un duo anneau intérieur/extérieur, ce qui peut réduire les marques et accélérer la mise en cadre.
Arbre de décision : risque de mouvement du tissu → stratégie de stabilisation
Avant d’appuyer sur « Start », posez-vous ces questions :
- Tissu instable (T-shirt, polo, maille) ?
- OUI : stabilisateur cut-away recommandé.
- NON (denim, sergé) : un tear-away peut convenir → étape 2.
- Motif dense (grands Tatami comme le corps) ?
- OUI : renforcer la stabilisation (plus épais ou double couche). L’adhésif temporaire peut aider à solidariser tissu + stabilisateur.
- NON : configuration standard.
- Tissu à poil (éponge, polaire, velours) ?
- OUI : ajouter un topping hydrosoluble pour éviter que les points s’enfoncent.
- NON : pas nécessaire.
- Des jours apparaissent malgré les recouvrements ?
- OUI : suspecter une mise en cadre trop lâche ; revoir la technique ou envisager une solution magnétique pour une prise plus constante.
- NON : noter les réglages pour les prochaines séries.
Réglages qui évitent de perdre du temps : raccourcis, guides manquants et bascules d’affichage
Deux frustrations reviennent dans les commentaires :
- « Je ne vois pas la ligne guide (angle) » : si la ligne de guidage n’apparaît pas, vérifiez que vous êtes bien en mode Reshape et que l’affichage/les barres contextuelles ne sont pas masqués.
- Raccourcis clavier : certains utilisateurs veulent modifier les raccourcis (ex. navigation type Photoshop). D’après les échanges, Hatch ne permet pas forcément de redéfinir facilement les raccourcis : mieux vaut apprendre les raccourcis natifs utiles à ce flux (ex. M pour Measure).
Checklist “avant lancement” :
- Choix des points : Run pour les détails fins (< 1 mm), Satin pour les colonnes suffisamment larges, Tatami pour les grandes surfaces.
- Contrôle des trous : validation “Enter deux fois” effectuée, trou visible en simulation.
- Overlaps : Remove Overlaps à 1.00 mm sur les grands remplissages concernés.
- Angles : remplissages superposés avec angles contrastés.
- Cadre : bon cadre sélectionné côté logiciel et côté machine.
Habitudes qui font passer du test à la commande payante
La régularité est votre produit.
- Numériser calmement : moins de nœuds, mieux placés.
- Simuler à chaque fois : Stitch Player est votre contrôle qualité le plus rapide.
- Toujours faire un test : sur une chute du même type de tissu que le vêtement final.
Quand le volume augmente, la mise en cadre devient souvent le goulot d’étranglement. Les cadres traditionnels sont fiables mais plus lents. C’est pour cela que cadres de broderie magnétiques revient souvent en discussion production : chargement/déchargement plus rapide.
Et pour des séries (ex. 50 logos poitrine), le placement constant est aussi critique que la tension. Une station de cadrage de broderie aide à standardiser le positionnement pour que chaque logo tombe au même endroit.
Si vous travaillez encore sur une machine mono-aiguille et que les changements de couleur vous immobilisent, c’est un signe classique qu’une machine à broder multi-aiguilles peut devenir pertinente à terme.
Pour un compromis “atelier”, une station de cadrage pour machine à broder combinée à des cadres magnétiques peut déjà améliorer fortement la répétabilité.
Dépanner comme un pro : symptôme → cause → correctif
Ne devinez pas : suivez les indices.
| Symptôme | Cause probable | Vérification & correctif rapide |
|---|---|---|
| « La broderie est rigide / carton » | Surépaisseur (densité empilée) | Cause : remplissage dense sur remplissage dense. <br>Fix : appliquer Remove Overlaps avec marge 1,00 mm sur les grandes zones concernées. |
| « L’étoile se mélange au fond » | Conflit d’angles | Cause : angles parallèles entre couches. <br>Fix : modifier l’angle du fond via Reshape/onglet Stitching. |
| « Des jours (tissu visible) apparaissent » | Retrait du tissu / tenue insuffisante | Cause : retrait + stabilisation/mise en cadre insuffisantes. <br>Fix : améliorer stabilisation et mise en cadre ; vérifier les recouvrements. |
| « L’outil Hole ne fait rien » | Validation incomplète | Cause : Enter une seule fois. <br>Fix : tracer → Enter (fermer) → Enter (terminer). |
| « Casse fil sur lignes fines » | Type de point inadapté | Cause : satin sur largeur trop faible. <br>Fix : passer en Single Run ou Triple Run. |
Quand les outils “remboursent” vraiment : discussion d’upgrade
La compétence reste le multiplicateur n°1, mais la friction coûte cher.
- Douleur : « J’ai des marques de cadre sur tissus sensibles. »
- Piste : cadre de broderie magnétique.
- Douleur : « Mes logos ne tombent pas au même endroit selon les tailles. »
- Piste : station de cadrage de broderie.
- Douleur : « Je passe mon temps à changer de couleurs. »
- Piste : envisager une machine à broder multi-aiguilles.
Dernier contrôle : votre prochaine action
Ne vous contentez pas de lire. Ouvrez Hatch et entraînez-vous sur un bitmap simple.
- Choisissez un détail fin et faites-le en Run.
- Choisissez une grande forme et faites-la en Tatami.
- Créez un trou avec la méthode “Enter deux fois”.
Puis l’étape indispensable : brodez un test.
Checklist après test (contrôle atelier) :
- Souplesse : le motif se plie-t-il sans effet “carton” ?
- Cohérence visuelle : les couches se distinguent-elles grâce aux angles ?
- Traçabilité : notez stabilisateur/support utilisé pour pouvoir reproduire.
Maîtriser ce « simple fouet à œufs », c’est maîtriser le vocabulaire de la numérisation : chaque logo complexe n’est qu’une accumulation de ces décisions.
FAQ
- Q: Dans Hatch Embroidery Digitizer, comment faire tenir un motif dans un cadre 150 × 150 mm sans que le pied presseur ne touche le cadre ?
A: Réglez le cadre sur 150 × 150 mm et dimensionnez le motif environ 2–3 mm plus petit (par ex. 148 mm de large) pour garder une marge de sécurité.- Sélectionnez d’abord la taille de cadre cible, avant de poser vos nœuds.
- Saisissez une largeur finale comme 148 mm (pas 150 mm) pour conserver du dégagement.
- Lancez une simulation rapide pour vérifier qu’aucun élément ne touche la limite.
- Critère de réussite : la zone du pied presseur reste à distance du bord du cadre pendant la couture.
- Si ça échoue : re-vérifiez le cadre sélectionné dans le logiciel et sur la machine, puis réduisez légèrement.
- Q: En numérisation Hatch, pourquoi réduire un motif prévu pour grand format dans un cadre 150 × 150 mm peut rendre la broderie « carton / pare-balles », et comment l’éviter ?
A: Parce qu’on concentre trop de points dans trop peu de surface : il faut numériser pour la taille finale, limiter la surépaisseur et supprimer les recouvrements cachés sur les grandes zones.- Verrouillez la taille finale, puis numérisez pour cette taille (évitez de numériser grand puis réduire ensuite).
- Utilisez Remove Overlaps (marge 1,00 mm) sous les grands remplissages supérieurs pour réduire la surépaisseur.
- Gardez les détails fins en Run plutôt qu’en Satin quand les éléments sont très étroits.
- Critère de réussite : l’échantillon reste flexible et ne se comporte pas comme un patch rigide.
- Si ça échoue : revoyez l’ordre (arrière-plan→premier plan, grand→petit) pour que les zones stabilisantes passent avant les détails.
- Q: Dans Hatch, pourquoi une ligne de détail à 0,42 mm ne peut-elle pas être numérisée en satin, et quel type de point utiliser à la place ?
A: Une colonne de 0,42 mm est trop étroite pour du satin : utilisez un Single Run, ou un Triple Run (Bean Stitch) si vous voulez plus de présence.- Mesurez l’élément avec Measure (M) au lieu de deviner.
- Gardez les colonnes satin à au moins 1,0 mm (1,4–1,5 mm est plus confortable au début).
- Convertissez les lignes ultra-fines en Single Run ; passez en Triple Run si nécessaire.
- Critère de réussite : la ligne se brode proprement sans abîmer le support ni casser le fil.
- Si ça échoue : vérifiez l’état de l’aiguille et assurez-vous que l’objet n’est pas forcé en satin par un réglage.
- Q: Dans Hatch Digitize Holes, pourquoi l’outil “trou” semble bloqué, et quelle est la bonne procédure « Enter deux fois » ?
A: Hatch attend généralement la deuxième validation : Enter une fois pour fermer le contour du trou, puis Enter une deuxième fois pour terminer l’ajout de trous sur l’objet.- Sélectionnez d’abord l’objet rempli (celui qui doit contenir le trou).
- Tracez le trou, puis appuyez une fois sur Enter pour fermer la forme.
- Appuyez une deuxième fois sur Enter pour indiquer que vous avez fini.
- Critère de réussite : le trou est bien visible comme réserve dans Stitch Player.
- Si ça échoue : lisez l’invite de la barre d’état en bas, Hatch indique l’étape attendue.
- Q: Pour un test de broderie machine d’un fichier numérisé dans Hatch, quels éléments de préparation faut-il avoir sous la main avant de coudre ?
A: Assurez-vous surtout d’avoir un support/stabilisation adaptés et une préparation propre ; côté logiciel, dimmez l’illustration pour bien voir vos tracés avant de lancer.- Préparez vos outils de marquage et de coupe pour des finitions propres.
- Dimmez l’image importée pour distinguer clairement les objets.
- Critère de réussite : le test se déroule sans défauts “inexpliqués” et les finitions sont nettes.
- Si ça échoue : revalidez le choix Run/Satin/Tatami en fonction des largeurs mesurées.
- Q: Pendant un test de broderie machine, quelle position de main est sûre autour du pied presseur en mouvement ?
A: Gardez les doigts à distance et ne passez jamais sous le pied presseur tant que la machine tourne.- Arrêtez la machine avant toute correction ou manipulation.
- Gardez les mains hors de la zone de course de l’aiguille et du pied.
- Ne “sauvez” pas un défaut en appuyant avec les doigts : corrigez la mise en cadre et la stabilisation.
- Critère de réussite : aucune main ne traverse la zone de couture pendant l’exécution.
- Si ça échoue : ralentissez, arrêtez, et refaites la mise en cadre.
- Q: Quelles précautions de sécurité faut-il prendre avec des cadres de broderie magnétiques lors de la mise en cadre ?
A: Traitez-les comme des aimants puissants : risque de pincement, fermeture brusque, et incompatibilités avec certains dispositifs sensibles.- Approchez et assemblez les parties lentement pour éviter le claquement.
- Gardez la peau hors de l’espace de fermeture.
- Éloignez-les des dispositifs sensibles aux aimants.
- Critère de réussite : mise en cadre régulière, sans pincement, tissu bien plaqué.
- Si ça échoue : adoptez une manipulation plus progressive (section par section) et repositionnez le tissu avant de refermer.
