Janome Memory Craft 15000 – Motif n°008 : faire « flotter » un molleton en laine dans un grand cadre, sans plis, nids de fil ni marques de cadre

· EmbroideryHoop
Ce pas-à-pas pratique reprend la broderie du motif n°008 de Sharon sur la Janome Memory Craft 15000 et la transforme en un workflow reproductible : mettre en cadre uniquement le tissu de dos, faire flotter le molleton en laine et le tissu du dessus, sécuriser l’ensemble avec une couture de bâti périphérique, gérer les fils de canette grâce au réglage « One Stitch Stop », puis broder le quilting plume + stippling à vitesse élevée et recouper pour un montage Quilt-As-You-Go. Au passage, vous comprendrez pourquoi un dos « chargé » (imprimé) change tout, comment éviter les nids de fil, comment raisonner la tension sur des épaisseurs importantes, et à quel moment des cadres magnétiques peuvent rendre les « sandwichs » épais beaucoup plus simples à maintenir.
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Sommaire

À toutes les quilteuses et tous les quilteurs qui ont déjà essayé de faire rentrer un « sandwich » épais et capricieux dans un cadre à broder standard : je vous vois. Le cadre ne ferme pas, le tissu ondule, et vous redoutez qu’un mauvais départ ne crée un nid de fil qui ruine un molleton en laine coûteux.

Dans cette analyse, on décortique un workflow où Sharon brode un bloc plume + stippling de 9 pouces de large sur une Janome Memory Craft 15000. Elle utilise une méthode « flottante » (Quilt-As-You-Go) où seul le tissu de dos est mis en cadre.

Mais on ne se contente pas de regarder : on explique pourquoi ça fonctionne, où se cachent les risques, et comment reproduire le résultat sans casser d’aiguille ni perdre patience.

Top-down view of the large empty embroidery hoop on a cutting mat.
Preparing to hoop.

Ne paniquez pas : pourquoi un bloc « flottant » a l’air faux… avant d’avoir l’air juste

Si vous venez de la broderie textile (vêtement), votre réflexe est la mise en cadre « peau de tambour ». Quand vous voyez cette méthode — des couches posées librement au-dessus du cadre — ça déclenche immédiatement une alarme.

Le changement de logique : en quilting à la broderie machine, vous ne cherchez pas à créer un tambour ; vous cherchez à créer une zone contrôlée qui sera fixée par la couture.

Les épaisseurs (tissu + molleton + tissu du dessus) ne peuvent pas être serrées proprement dans la plupart des cadres plastiques sans déformer : on obtient des marques de cadre (plis/empreintes) ou un cadre intérieur qui saute. Avec la méthode flottante, le volume reste libre jusqu’à ce que la machine l’ancre avec une couture périphérique.

Contrôle visuel : avant les premiers points, c’est normal que ce soit gonflant et « lâche ». Ce n’est pas une erreur : c’est la stratégie.

Sharon holding the purple patterned backing fabric showing its scale relative to the hoop.
Selecting backing fabric.

La préparation « invisible » : comprendre la laine (loft) et couper avec discipline

Avant même d’allumer la machine, il faut sécuriser la « physique » des matières. Sharon utilise un molleton en laine et un tissu de dos à motif chargé. Ce ne sont pas seulement des choix esthétiques : ce sont des choix techniques.

Le “pourquoi” côté atelier :

  • Laine vs coton : le molleton en laine a plus de gonflant (loft). C’est superbe au rendu, mais cela augmente l’effort de pénétration : l’aiguille travaille plus dur à travers l’épaisseur.
  • Le dos “tolérant” : un imprimé chargé camoufle les micro-imperfections inévitables (points de départ/arrêt, reprises, petits décalages). Sur un dos uni clair, tout se voit ; sur un imprimé, ça disparaît.

Alerte consommable : prévoyez une lame de cutter rotatif neuve. Pour des blocs Quilt-As-You-Go (QAYG), l’équerrage doit être net. Si la lame accroche, votre carré ne sera pas carré, et l’assemblage devient pénible.

Si vous organisez un poste pour produire ces blocs en série, la régularité de coupe et d’équerrage du dos est déterminante. Beaucoup de pros utilisent une station de cadrage pour la broderie non seulement pour des vêtements, mais aussi pour maintenir le tissu de dos bien d’équerre au moment du serrage, afin de répéter le même alignement à chaque bloc.

Checklist préparation (inspection “pré-vol”) :

  • Vérification du motif : confirmer que le motif correspond à l’objectif 9 pouces.
  • Lame : changer la lame du cutter rotatif maintenant.
  • Marge tissu : couper le dos au moins 2 pouces plus grand que le cadre sur chaque côté.
  • Contrôle machine : inspecter la plaque à aiguille. Si une aiguille a touché lors d’un projet précédent, une bavure peut accrocher le molleton.
Placing the thick wool wadding into the hoop area.
Layering the quilt sandwich.

Stratégie de mise en cadre : la couche de base doit être tendue

Sharon met en cadre uniquement le tissu de dos. C’est l’ancrage. Si cette couche est molle, le bloc se rétracte et fronce.

Contrôle sensoriel (test “peau de tambour” maîtrisé) :

  • Au toucher : tapotez le dos mis en cadre. Il ne doit pas être sur-tendu (ce qui déforme le droit-fil), mais il ne doit présenter aucun affaissement.
  • À l’œil : la trame doit rester bien d’équerre, pas arquée.

Point de douleur fréquent : les cadres plastiques standard fonctionnent par friction + vis. Sur des cotons de patchwork, serrer fort peut fatiguer les poignets et provoquer du glissement en cours de broderie. C’est une raison courante de passer aux cadres de broderie magnétiques : la force verticale des aimants pince rapidement sans tordre la trame et sans forcer sur les mains.

Smoothing the top pink fabric over the wadding layer.
Finalizing the floating layers.

L’empilement flottant : gérer le gonflant sans l’écraser

Ensuite, Sharon pose le molleton en laine et le tissu du dessus au-dessus du cadre, sans les serrer. C’est exactement le principe du flottant.

Pourquoi flotter ? Si vous serrez un molleton en laine dans l’anneau, vous écrasez les fibres au bord et vous créez une zone aplatie durable. Le flottant conserve un loft homogène sur tout le bloc.

Exécution (points clés) :

  1. Spray ou pas ? Sharon pose les couches librement. Si vous débutez, une brume très légère d’adhésif temporaire peut limiter les déplacements, mais évitez de saturer (risque d’encrasser l’aiguille).
  2. Lisser sans tirer : posez le tissu du dessus, puis lissez avec les paumes du centre vers l’extérieur. Ne l’étirez pas : laissez-le se placer.

Des termes comme cadre de broderie flottant peuvent sembler “avancés”, mais c’est surtout une réponse simple à une réalité : certaines épaisseurs ne se serrent pas proprement dans un cadre.

View of the loaded hoop attached to the Janome machine.
Machine set up.

Réglages machine : la « zone de sécurité » pour tension et vitesse

Sharon configure sa Janome MC15000 avec : One Stitch Stop activé, fils assortis, et — point important — une tension augmentée.

Réalité de la tension sur épaisseur : Un sandwich épais crée du frottement. Le fil supérieur doit parcourir plus de matière pour aller chercher le fil de canette.

  • Réglage standard : souvent 3,0–4,0.
  • En quilting : il faut parfois augmenter (4,0–5,0) pour plaquer le point, ou au contraire diminuer si le fil casse.
  • L’astuce de Sharon : même couleur en fil supérieur et fil de canette. C’est une assurance : si un micro-déséquilibre apparaît, il sera beaucoup moins visible.

Avertissement : sécurité mécanique
Avec des couches flottantes, gardez les doigts hors de la zone aiguille. Le tissu flottant peut se soulever légèrement quand le cadre se déplace. Ne cherchez pas à lisser une ride pendant que la machine tourne à 1 000 points/min.

Checklist réglages (avant Start) :

  • Sécurité : activer « One Stitch Stop » (ou équivalent type aiguille haut/bas).
  • Fils : fil supérieur et fil de canette de même couleur (ex. Lapis Lazuli).
  • Contrôle fil : vérifier l’enfilage et la canette (les nids de fil viennent souvent d’un détail d’enfilage).
  • Dégagement : rien sous le cadre (ciseaux, chutes, etc.).

Pour celles et ceux qui travaillent sur une machine à broder janome, suivez les invites écran… mais validez toujours au toucher et à l’œil (tension du dos, liberté de mouvement du cadre).

Close up of the needle starting the first stitch.
Beginning the embroidery.

La couture de bâti périphérique : la « ceinture de sécurité »

La machine réalise un rectangle de bâti autour du bloc.

  • Fonction : cette couture « met en cadre » les couches flottantes. Une fois faite, le tissu du dessus et le molleton ne peuvent plus se déplacer librement.
  • Contrôle visuel : surveillez les angles. Si le tissu du dessus ondule au virage, arrêtez et lissez. C’est votre dernière chance de corriger avant la densité du quilting.
The machine stitching the basting line to secure the floating layers.
Basting/Tacking.

Protocole « départ propre » : éviter le nid de fil

C’est l’habitude la plus importante pour la sécurité et la propreté. Si vous lancez la broderie avec des brins libres sur du molleton, le fil peut être aspiré dans le crochet et former un paquet (nid de fil).

Le protocole :

  1. Action : faire un point (aiguille bas/haut) avec « One Stitch Stop ».
  2. Action : tirer le fil supérieur pour faire remonter la boucle du fil de canette sur l’endroit.
  3. Contrôle : vous devez voir apparaître une boucle de canette.
  4. Action : tenir les deux brins pendant les 3 à 5 premiers points de verrouillage.

La réussite n’est pas une question de chance : c’est une question de discipline.

Sharon using curved scissors to hold thread tails.
Pulling up bobbin thread.

Vitesse vs qualité : trouver le bon compromis

Sharon brode à 1 000 SPM (points par minute).

  • Réalité atelier : 1 000 SPM, c’est rapide pour un bloc épais. Le poids du grand cadre peut faire vibrer la machine.
  • Zone confortable pour débuter : Sharon montre aussi une alternative plus lente (par exemple 400 SPM), et en pratique beaucoup d’opérateurs se sentent plus à l’aise en réduisant la vitesse pour gagner en contrôle.

Retour machine : écoutez votre brodeuse

  • Son “sain” : ronronnement régulier.
  • Son “à surveiller” : thump-thump (pénétration difficile) ou clic (contact). Si vous entendez un effort rythmique, ralentissez.

Si votre machine a du mal à déplacer un grand cadre de façon fluide, c’est là qu’une machine à broder à grand cadre (ou, à minima, un bon support/table d’extension) devient importante pour la stabilité.

The machine rapidly stitching the feather design.
Embroidery in progress.

Stippling : maîtriser la densité

Après la plume centrale, la machine passe au stippling dans les coins. Sharon répète le protocole départ propre (remontée du fil de canette).

Pourquoi c’est crucial ici : le stippling est dense. Un départ sale crée une sur-épaisseur dure dans un coin, perceptible au toucher et visible au repassage/assemblage.

The central feather motif completes.
Design milestone.

La finition à la coupe : équerrer, ou subir

Le bloc est terminé, Sharon le sort du cadre. Il faut maintenant l’équerrer.

Le piège : ne coupez pas à la seconde où vous sortez du cadre. Ce que Sharon rappelle : en QAYG, il faut garder du tissu en plus autour des jonctions, et elle montre qu’on peut aussi élargir la marge (par exemple en coupant plus large) pour obtenir des bandes de jonction plus généreuses.

Dimension critique : laissez une marge de couture (souvent 1/4" ou 1/2") à l’extérieur de la couture périphérique. Si vous coupez sur la ligne, le bloc se fragilise.

Checklist post-broderie :

  • Contrôle envers : vérifier absence de nid de fil et de boucles de tension.
  • Contrôle endroit : vérifier la régularité du quilting (pas de zones écrasées/ondulées).
  • Équerrage : règle quilting + cutter rotatif, coupe nette et répétable.
Stippling/meandering stitches being added to the corners.
Background quilting.

Le “pourquoi” des matières

Récapitulons les choix techniques :

  1. Molleton en laine : choisi pour la chaleur et le loft ; géré en flottant pour ne pas l’écraser.
  2. Dos imprimé “chargé” : choisi pour masquer les points de départ/arrêt et les reprises.
  3. Fils assortis : choisis pour élargir la tolérance lors des ajustements de tension sur épaisseur.
The fully stitched block still in the hoop showing texture.
Project completion.

Arbre de décision : tissu & stabilisateur

Utilisez cette logique pour définir votre montage de blocs QAYG.

1. Votre tissu de dos est-il stable (ex. coton patchwork) ?

  • OUI : mettez-le en cadre directement (méthode de Sharon).
  • NON (flanelle/minky) : mettez d’abord en cadre un stabilisateur, puis faites flotter le dos et le molleton.

2. Produisez-vous 1 bloc ou 50 blocs ?

  • 1 bloc : un cadre standard peut suffire.
  • 50 blocs : la répétition du serrage/vis peut fatiguer. Les cadres magnétiques deviennent pertinents.

Avertissement : sécurité des aimants
Si vous passez à des cadres magnétiques, les aimants (néodyme) peuvent pincer fortement les doigts et peuvent interférer avec des dispositifs médicaux (ex. pacemakers). Manipulez lentement, gardez hors de portée des enfants et loin des appareils sensibles.

Réalité de production : blocs vs quilt complet

Question fréquente : « Est-ce que je peux faire un quilt entier comme ça ? » Réponse : non. Sharon précise que ces broderies sont prévues pour des blocs : maintenir un quilt entier dans un cadre, et surtout aligner correctement, serait extrêmement difficile (poids, traînage, repérage).

Chemin d’upgrade : quand investir dans de meilleurs outils

Vous pouvez obtenir de très beaux blocs avec une configuration simple. Mais si vous atteignez un goulot d’étranglement, voici une progression logique :

  1. Problème : « J’ai mal aux poignets après 20 blocs » / « Le dos glisse pendant la broderie ».
  2. Problème : « Je veux produire/vendre, mais les changements de couleur me ralentissent ».
    • Solution : une machine à broder multi-aiguilles réduit les arrêts liés aux changements de fil (logique de production).
  3. Problème : « Je n’arrive pas à garder le dos parfaitement d’équerre ».
Removing the inner hoop from the outer hoop.
Unhooping.

Guide de dépannage rapide

Symptôme Cause probable Correctif rapide
Frisures / ondulations Le tissu du dessus a été tiré pendant la pose flottante. Ne pas étirer ; lisser doucement du centre vers l’extérieur.
Nids de fil dessous Brins libres au départ. Appliquer le protocole départ propre (bas/haut/remontée canette).
Points visibles (déséquilibre) Tension inadaptée + épaisseur. Utiliser fil supérieur et fil de canette de même couleur ; ajuster la tension par petites étapes.
Using a rotary cutter and yellow ruler to trim the block.
Trimming.

Résultat final : la preuve

Le résultat final montre un bloc gonflant, bien net, avec une belle texture. Le dos violet imprimé masque efficacement les points structurels et les reprises, ce qui rend l’envers très propre visuellement.

The trimmed block showing the loft created by the wool wadding.
Reviewing the result.

Conclusion : la confiance vient du process

Ce résultat ne dépend pas uniquement du modèle de machine, mais du respect du workflow :

  1. Ancrer le dos (mise en cadre tendue).
  2. Respecter le loft (molleton flottant).
  3. Sécuriser le pourtour (bâti d’abord).
  4. Contrôler le départ (tenir les fils).

Maîtrisez-le sur un bloc, et vous le maîtrisez pour cent. Bonne broderie.

FAQ

  • Q: Sur une Janome Memory Craft 15000, pourquoi un bloc Quilt-As-You-Go « flottant » paraît-il gonflant et « faux » avant le début de la broderie ?
    A: C’est normal : la méthode flottante est conçue pour laisser les couches épaisses hors du cadre jusqu’à ce qu’une couture périphérique les ancre.
    • Mettre en cadre uniquement le tissu de dos, tendu sans affaissement.
    • Poser le molleton en laine et le tissu du dessus au-dessus du cadre, sans les serrer.
    • Broder d’abord le rectangle de bâti périphérique, qui joue le rôle de « ceinture de sécurité ».
    • Contrôle de réussite : avant les premiers points, l’empilement est gonflant ; après le bâti, le tissu du dessus ne doit plus bouger si vous le frôlez légèrement.
    • Si ça échoue : arrêter dès la première ondulation en angle, lisser sans tirer, puis relancer l’étape de bâti.
  • Q: Comment savoir si le tissu de dos est correctement mis en cadre pour un bloc flottant sur Janome Memory Craft 15000 ?
    A: Le dos est l’ancrage : il doit être tendu et d’équerre, sans être sur-tendu comme un tambour.
    • Tapoter le tissu : aucune zone ne doit « creuser ».
    • Vérifier visuellement que la trame/droit-fil reste droit, sans arc.
    • Refaire la mise en cadre si le tissu bouge quand vous passez légèrement le doigt sur la surface.
    • Contrôle de réussite : surface plane, sans poche molle au centre et sans déformation en « sourire ».
    • Si ça échoue : envisager un cadre magnétique pour limiter le glissement et la fatigue liée au serrage.
  • Q: Quel est le protocole « départ propre » sur Janome Memory Craft 15000 pour éviter les nids de fil en brodant un molleton en laine flottant ?
    A: Faire un bas/haut contrôlé et remonter la boucle de canette avant de laisser la machine partir.
    • Faire un point (aiguille bas puis haut).
    • Tirer le fil supérieur jusqu’à faire remonter la boucle du fil de canette sur l’endroit.
    • Tenir les deux brins pendant les 3 à 5 premiers points de verrouillage.
    • Contrôle de réussite : pas de paquet de fil sous la plaque, et un départ plat (sans sur-épaisseur).
    • Si ça échoue : ré-enfiler et répéter la remontée ; démarrer avec des brins libres est la cause la plus fréquente de nid immédiat.
  • Q: Sur une Janome Memory Craft 15000, quels réglages de vitesse aident sur un bloc épais en molleton de laine ?
    A: Sharon montre que 1 000 SPM fonctionne, mais une vitesse plus lente peut être plus sûre et plus facile à contrôler selon votre machine et votre montage.
    • À 1 000 SPM, le motif est annoncé comme rapide (environ 8 minutes).
    • À 400 SPM, le même motif est annoncé comme plus long (environ 15 minutes), mais la machine est souvent plus stable.
    • Contrôle de réussite : bruit régulier, pas de vibrations excessives, pas de “coups” à la pénétration.
    • Si ça échoue : ralentir et vérifier la mise en cadre du dos + le départ propre.
  • Q: Sur des blocs flottants, faut-il augmenter ou diminuer la tension du fil supérieur sur des épaisseurs importantes ?
    A: Les épaisseurs demandent souvent un ajustement, et la solution la plus sûre est d’assortir la couleur du fil supérieur et du fil de canette pour masquer un léger déséquilibre.
    • Partir de votre réglage habituel et ajuster par petites étapes.
    • Sharon indique avoir augmenté la tension sur sa machine.
    • Utiliser la même couleur en canette et en fil supérieur pour rendre les petites boucles moins visibles.
    • Contrôle de réussite : ligne de points régulière, sans « points de canette » visibles sur l’endroit.
    • Si ça échoue : ralentir et revalider le départ propre (un mauvais départ peut imiter un problème de tension).
  • Q: Quels contrôles de préparation évitent les blocs QAYG déformés (lame rotative, marge tissu, plaque à aiguille) ?
    A: Beaucoup de problèmes viennent de la préparation : corrigez-les avant d’appuyer sur Start.
    • Mettre une lame rotative neuve pour couper des carrés nets et d’équerre.
    • Garder une marge de tissu suffisante autour du cadre pour éviter les tractions en bord.
    • Inspecter la plaque à aiguille si une aiguille a déjà touché (bavures possibles).
    • Contrôle de réussite : le dos est d’équerre en mise en cadre et le bloc se recoupe proprement.
    • Si ça échoue : en QAYG, prévoir plus de tissu autour des jonctions (Sharon insiste sur cette marge) et ajuster la largeur de coupe si nécessaire.
  • Q: Quels sont les risques de sécurité avec des cadres magnétiques pour des blocs épais, et comment les manipuler ?
    A: Les cadres magnétiques sont rapides et limitent l’effort, mais ils peuvent pincer les doigts et poser un risque pour les personnes portant un pacemaker.
    • Garder les doigts à l’écart lors de la fermeture : rapprocher les aimants lentement.
    • Tenir éloigné des enfants et des appareils sensibles.
    • Éviter l’usage à proximité de pacemakers/dispositifs médicaux.
    • Contrôle de réussite : serrage uniforme sans forcer sur une vis, et mains hors zone de pincement.
    • Si ça échoue : revenir à un cadre standard pour ce travail ou utiliser une aide de mise en cadre pour mieux contrôler le placement.
  • Q: Pour produire 50 blocs QAYG, quand passer d’un cadre Janome standard à des cadres magnétiques, ou à une machine multi-aiguilles ?
    A: Faites évoluer l’équipement selon le goulot d’étranglement : d’abord la mise en cadre (fatigue/constance), ensuite le temps de production.
    • Niveau 1 (méthode) : mise en cadre régulière du dos, bâti périphérique, départ propre.
    • Niveau 2 (outil) : cadres magnétiques si douleur aux poignets, glissement du dos, ou perte de temps au serrage.
    • Niveau 3 (capacité) : machine multi-aiguilles si la production est freinée par les changements de fil.
    • Contrôle de réussite : temps de mise en cadre réduit, moins de glissements, moins d’arrêts/reprises par bloc.
    • Si ça échoue : ajouter une approche type station dédiée pour garder le dos parfaitement d’équerre et répétable avant de changer de machine.