Sommaire
Les 3 grands types de points : point de course, satin et remplissage
La numérisation et la conduite machine ne se résument pas à « cliquer sur les bons boutons » dans votre logiciel. C’est de la physique. Après des années dans ce métier, une chose ne change pas : fil, aiguille et textile obéissent à des règles mécaniques qui n’ont pas bougé depuis plus d’un siècle.
Quand vous maîtrisez ces règles, la machine tourne plus régulièrement, avec moins d’à-coups, et vous obtenez une broderie qui fait “haut de gamme” au toucher, au lieu d’un résultat raide. Si vous les ignorez, vous invitez les « trois cavaliers » de la broderie : casses de fil, nids d’oiseaux, et tissu froncé.

Ce que vous allez apprendre (et pourquoi c’est crucial en production)
On va dépasser le discours général et poser des plages de fonctionnement sûres pour les trois briques de base de n’importe quel fichier :
- Points de course : les lignes de dessin. Vous aurez des limites en millimètres selon l’usage (porté vs déco) pour éviter l’accrochage.
- Points satin : la “calligraphie”. Vous verrez pourquoi ils disparaissent sur l’éponge et comment garder des bords nets.
- Points de remplissage : la “peinture”. Vous apprendrez à éviter le fameux effet “gaufre” qui ruine un vêtement après un lavage.
En maîtrisant ces fondamentaux, vous arrêtez de “lutter contre la machine” et vous commencez à produire des broderies qui se calent proprement—que vous travailliez sur une machine domestique mono-aiguille ou une machine à broder multi-aiguilles de production.

Note rapide pour les vrais débutants
Beaucoup de tutoriels traitent la numérisation comme un art abstrait. Ici, on la traite comme de l’ingénierie. Ce guide insiste sur le pourquoi, mais chaque section vous donne un Sweet Spot : une plage de réglages généralement “safe” pour réussir vos premiers essais.
Si vous débutez, ne cherchez pas à mémoriser toute la théorie tout de suite. Utilisez simplement les chiffres de la section Opération comme des “réglages atelier” pour votre prochain fichier test. Brodez, observez, ajustez : c’est là que tout devient concret.
Maîtriser la densité : pourquoi “moins” est souvent “mieux”
La densité correspond à l’espacement entre les lignes de points. L’erreur la plus fréquente chez les débutants : laisser la valeur par défaut du logiciel (souvent 0,40 mm) sur tous les objets, puis empiler des couches.
Imaginez porter trois gilets pare-balles. C’est exactement ce que vous infligez au textile quand vous superposez trois couches à densité standard. Résultat : broderie rigide, inconfortable, et plus de risques de casse (fil/aiguille).

Prépa : consommables “invisibles” & contrôles avant numérisation
Votre fichier peut être excellent, mais si la mise en place physique est bancale, le résultat va s’effondrer. Avant d’ouvrir le logiciel, faites un contrôle pré-vol.
Consommables & outils à avoir sous la main :
- Aiguilles neuves : 75/11 pointe standard pour tissés, ou pointe boule pour mailles. Une aiguille coûte peu ; un vêtement gâché coûte cher.
- Logique canette : une canette pré-bobinée avec une tension correcte (le fil de canette blanc doit apparaître environ 1/3 au centre des satins).
- Adhésif temporaire (type 505) : utile pour “flotter” un tissu ou maintenir un stabilisateur sans sur-tendre en cadre.
- Brucelles de précision : pour attraper les micro-queues de fil.
- Stabilisateurs : gardez au minimum Cutaway (mailles/élasticité) et Tearaway (tissé stable).
Avertissement : Sécurité mécanique. Une machine à broder est un robot. Pour enfiler, changer une aiguille ou intervenir près de la barre à aiguille, activez toujours le mode « Lock » ou éteignez la machine. Un accident est vite arrivé.
Checklist (Prépa)
- Action : Vérifier la tension de mise en cadre.
- Test sensoriel : tapotez le tissu mis en cadre. Le son doit être un “boum-boum” sourd, pas un “ping-ping” très tendu. Trop tendu = risque de marques de cadre.
- Action : Contrôler le boîtier de canette.
- Test rapide : sortez le boîtier et soufflez/aspirez les peluches. Un micro-grain de bourre peut suffire à dérégler la tension.
- Action : Adapter l’aiguille au textile.
- Standard : 75/11 pour coton/poly. 90/14 uniquement pour toile lourde ou denim.
- Action : Choisir le stabilisateur.
- Règle : si le tissu s’étire (T-shirts, polos), Cutaway obligatoire.
- Action : Dégager la zone de déplacement.
- Sécurité : assurez-vous que le cadre à broder a un débattement complet (pas de mur, tasse, règle, etc.).
Pourquoi la densité doit changer quand on superpose
La règle atelier est simple : le fond doit respirer. Plus vous empilez des couches, plus vous devez augmenter l’espacement (donc réduire la densité) des couches du dessous.
- Couche 1 (Fond) : espacement 0,60 mm – 0,80 mm (couverture légère)
- Couche 2 (Intermédiaire) : espacement 0,50 mm
- Couche 3 (Détails au-dessus) : espacement 0,40 mm (couverture standard)
Cela évite l’effet “carton”. En production, une station de cadrage pour la broderie peut vous aider à charger les vêtements droit et vite, mais même une mise en cadre parfaite ne compensera pas un fichier “béton” en densité. Corrigez d’abord le fichier ; accélérez ensuite le flux.
La fondation : comprendre le rôle de la sous-couche (underlay)
La sous-couche, c’est la fondation d’une maison. On ne la voit pas, mais si elle est mauvaise, les murs (vos points visibles) se dégradent. La sous-couche fixe le tissu au stabilisateur avant que la broderie “lourde” ne commence.

Choix de sous-couche (comme enseigné dans la vidéo)
Pour les colonnes satin (bordures, lettrages), raisonnez en largeur de colonne :
- Colonnes fines (< 3 mm) : Center Run (une ligne centrale pour ancrer).
- Colonnes moyennes (3 mm – 5 mm) : Zigzag ou Edge Run (des “rails” pour porter le satin).
- Colonnes larges (> 5 mm) : Double Zigzag ou Tatami Underlay (évite que le satin s’enfonce).
Pour les remplissages : la règle d’or est la perpendicularité.
- Si le point de remplissage du dessus est horizontal (0°), la sous-couche doit être verticale (90°). Cela crée une trame qui “rehausse” le fil.
Pourquoi ça marche (explication métier)
Un textile n’est pas rigide : il bouge. En brodant, vous poussez et tirez les fibres. La sous-couche stabilise le tissu localement, exactement là où l’aiguille travaille.
En revanche, la sous-couche ne rattrape pas une mauvaise mise en cadre. Si vous luttez contre des marques de cadre (anneaux brillants sur tissu sombre) ou si vous n’arrivez pas à serrer des épaisseurs, le problème vient souvent du cadre lui-même. C’est une des raisons pour lesquelles beaucoup de pros passent aux cadres de broderie magnétiques pour machines à broder : contrairement aux cadres à friction qui pincent et déforment, les cadres magnétiques maintiennent à plat avec une pression plus uniforme, ce qui laisse la sous-couche faire son travail sans “combattre” un tissu pré-étiré.
Physique de la broderie : contrôler la distorsion push/pull
La distorsion est l’ennemi du repérage. Vous avez déjà brodé un cercle avec un contour, et constaté que le contour “mange” sur les côtés mais laisse un jour en haut ? C’est la physique push/pull.

L’analogie du tube de dentifrice (dans la vidéo)
Imaginez un tube de dentifrice que vous pressez au milieu.
- Pull (traction) : le tube se resserre au milieu (là où vous pressez).
- Push (poussée) : le tube s’allonge/bombe aux extrémités.
En broderie, la direction du point est la “pression”.
- Résultat : la forme brodée sort plus étroite (pull) et plus longue (push) que sur l’écran.

Quoi régler : la compensation de traction (Pull Compensation)
On ne change pas la physique : on la compense. La Pull Compensation élargit artificiellement une colonne pour anticiper le rétrécissement au moment de la couture.
- Sweet Spot débutant : 0,20 mm – 0,40 mm en valeur absolue.
Point d’attention issu des retours : polices qui brodent “plat” ou déformé
Le petit lettrage est le test ultime de ces phénomènes. Si votre texte ressort trop fin ou “maigre” sur le tissu :
- Augmentez légèrement la densité.
- Vérifiez la Pull Compensation (montez vers 0,35 mm).
- Évitez une sous-couche trop lourde sur une micro-lettre : elle épaissit et déforme. Sur très petit, restez sur Center Run.
Cheminement intelligent : “aspirer la maison” pour de meilleurs fichiers
Le pathing (cheminement) est la feuille de route de la machine. L’analogie de la vidéo : aspirez pièce par pièce. N’aspirez pas le salon, puis courez à la cuisine, puis revenez au salon.

Pourquoi le cheminement impacte qualité et vitesse
À chaque coupe de fil et saut, la machine enchaîne une séquence mécanique : Ralentir → points d’arrêt → couper → déplacer → points d’arrêt → ré-accélérer.
- Coût : environ 120 points “perdus” en temps à chaque coupe.
- Risque : chaque saut augmente le risque d’un micro-décalage de position.

Quand des changements de couleur supplémentaires peuvent être justifiés
Il vaut parfois mieux changer de couleur de façon logique que forcer un saut. En revanche, réduisez au maximum les coupes inutiles dans une même couleur. Faites en sorte que les objets “se touchent” intelligemment pour que la machine glisse au lieu de s’arrêter.
En atelier, le temps c’est de l’argent. Des outils comme les stations de cadrage vous font gagner du temps avant le démarrage, mais un bon cheminement vous fait gagner du temps pendant que la machine brode. Les deux comptent.

Checklist (Réglage)
- Action : Vérifier les longueurs de points (test “auriculaire”).
- Métrique : avez-vous des satins si larges qu’un auriculaire “accroche” ? Si oui, scindez-les ou activez “Auto-Split” pour limiter l’accrochage.
- Action : Contrôler les minimums.
- Métrique : supprimez/redimensionnez tout point inférieur à 0,5 mm (la plupart des logiciels ont un filtre “Clean Up Small Stitches”).
- Action : Décision tissu.
- Décision : éponge/polaire ? → sous-couche zigzag lourde + topping hydrosoluble.
- Décision : T-shirt ? → stabilisateur Cutaway + densité modérée.
- Action : Angles de sous-couche.
- Contrôle visuel : la sous-couche du remplissage doit être à 90° du remplissage du dessus.
- Action : Regrouper les couleurs.
- Contrôle visuel : tous les objets “bleu foncé” doivent se broder à la suite, pas séparés par du “rouge”.
Opération
Voici le workflow concret. Que vous utilisiez Wilcom, Hatch ou PE-Design, ce sont vos limites sûres.
Workflow pas à pas (avec points de contrôle et résultats attendus)
Étape 1 — Régler le minimum du point de course et les zones de sécurité
Règle de la vidéo :
- Minimum absolu : 0,50 mm.
- Zone de sécurité débutant : visez 1,0 mm en minimum.
Pourquoi : si l’aiguille repique quasi au même endroit, elle “martèle” le textile et favorise la casse de fil.
Point de contrôle : zoomez sur les courbes serrées. Si les points sont trop tassés, simplifiez la forme.
Étape 2 — Régler le maximum du point de course selon l’usage
Règle de la vidéo :
- Porté (vêtements) : max 5,0 mm – 7,0 mm.
- Non porté (déco murale, etc.) : max 12,0 mm.
Pourquoi : sur une veste, un long point devient un crochet prêt à s’accrocher.
Point de contrôle : utilisez la fonction “Auto-Trim” de votre logiciel pour repérer les segments au-delà de 7 mm sur les fichiers destinés au porté.
Étape 3 — Configurer largeur et espacement du satin
Règle de la vidéo :
- Largeur minimum : 1,5 mm.
- Règle tissus à poil : sur éponge/polaire, un satin plus fin que 2,0 mm risque de disparaître dans le relief.
Résultat attendu : un texte lisible et “plein”, pas une ligne cassée.
Étape 4 — Régler la longueur de point des remplissages pour éviter l’effet “gaufre”
Règle de la vidéo :
- Longueur minimum en remplissage : 4,0 mm.
Pourquoi : des segments trop courts rigidifient la broderie. Des segments plus longs laissent le textile vivre. Après lavage, trop court = texture “gaufre/roller coaster”.
Point de contrôle : dans les propriétés “Tatami/Fill”, vérifiez que la longueur est à 4,0 mm ou plus.
Étape 5 — Gérer la densité en superposition
Règle de la vidéo :
- La densité par défaut (0,40 mm) empilée couche sur couche crée une broderie “béton”.
Action :
- Sélectionnez l’objet de fond.
- Passez la densité à 0,60 mm ou 0,80 mm.
- Gardez le texte/logo du dessus à 0,40 mm.
Étape 6 — Ajouter la sous-couche comme support structurel
Action :
- Texte/bordures : Edge Run ou Zigzag.
- Remplissages : sous-couche Tatami (perpendiculaire).
Point de contrôle : évitez une sous-couche lourde sur des lettres minuscules (moins de 5 mm de haut) : ça fait des “pâtés”. Sur petit, Center Run uniquement.
Étape 7 — Appliquer la Pull Compensation pour protéger le repérage
Action :
- Réglez une Pull Compensation globale à 0,30 mm comme point de départ sûr.
Point de contrôle : sur l’aperçu écran, le contour doit sembler légèrement à l’extérieur du remplissage. C’est normal : à la couture, ça se remet en place.
Étape 8 — Cartographier le cheminement pour réduire les coupes
Action :
- Déplacez les points de départ/fin pour que les objets se “touchent” logiquement.
Résultat attendu : la machine fait un ronronnement continu, pas un stop-and-go permanent.
Checklist (Opération)
- Action : Test sur chute.
- Règle : ne brodez jamais d’abord sur le vêtement final. Testez sur une chute de matière comparable.
- Action : Surveiller les 100 premiers points.
- Sensoriel : si ça casse tout de suite, vérifiez l’orientation de l’aiguille et l’enfilage.
- Action : Contrôler l’envers.
- Visuel : retournez le cadre. Voyez-vous environ 1/3 de fil de canette blanc au centre des colonnes satin ?
- Trop de blanc : tension du fil supérieur trop forte.
- Pas de blanc : tension du fil supérieur trop faible.
- Visuel : retournez le cadre. Voyez-vous environ 1/3 de fil de canette blanc au centre des colonnes satin ?
Contrôles qualité
Le test de la “broderie souple”
Une broderie de qualité doit faire corps avec le textile, pas ressembler à un badge plastique.
Après votre broderie test, faites un audit sensoriel :
- Test de froissage : chiffonnez la broderie dans la main. Ça plie, ou c’est rigide ? Si rigide, réduisez la densité.
- Test de l’ongle : grattez légèrement le satin. Les points s’écartent et laissent voir le tissu ? Si oui, augmentez un peu la densité.
- Contrôle des jours : voyez-vous des jours entre le contour noir et le remplissage rouge ? Si oui, augmentez la Pull Compensation.
Arbre de décision : type de tissu → stabilisation & stratégie de densité
Utilisez ce flux logique pour décider vite :
1) Le tissu est-il instable/élastique (T-shirt/polo/mailles) ?
- Stabilisateur : Cutaway (2,5 oz).
- Compensation : Pull Comp élevée (0,40 mm).
- Mise en cadre : tendu mais sans étirer. Astuce : c’est là que les cadres de broderie magnétiques sont très utiles, car ils maintiennent les mailles sans vous obliger à tirer le tissu (ce qui fronce ensuite).
2) Le tissu est-il épais/texturé (éponge/polaire) ?
- Stabilisateur : Tearaway + topping hydrosoluble.
- Sous-couche : zigzag lourd + Edge Run (pour écraser le relief).
- Point : évitez les satins trop fins (< 2 mm).
3) Le tissu est-il “sans pardon” (cuir/vinyle) ?
- Stabilisateur : Tearaway moyen.
- Aiguille : 75/11 pointe standard (pas “heavy duty”, pour éviter des trous trop gros).
- Densité : réduisez : augmentez l’espacement vers 0,60 mm pour éviter de perforer comme un timbre.
Dépannage
Quand ça déraille, ne paniquez pas. Utilisez ce tableau Symptôme → Cause probable → Correctif. En atelier, on corrige d’abord le physique (enfilage, aiguille, stabilisation) avant de toucher aux réglages logiciel.
| Symptôme | Cause probable | Correctif rapide (faible coût) | Prévention (stratégie) |
|---|---|---|---|
| Nid d’oiseau (gros paquet de fil sous la plaque) | Enfilage supérieur incorrect ; le fil a sauté des disques de tension. | Ré-enfiler le fil supérieur pied presseur LEVÉ (disques ouverts). | Vérifier que le fil est bien “clipsé” dans l’ensemble de tension. |
| Fil qui s’effiloche / s’use | Aiguille émoussée/encrassée ou mauvais type. | Changer l’aiguille (75/11). Vérifier une bavure sur la plaque. | Utiliser un fil de qualité (polyester) plus résistant à la friction. |
| Marques de cadre (anneau brillant) | Cadre serré trop fort ; friction. | Vapeur sur le tissu (sans écraser au fer). | Passer à un cadre de broderie magnétique pour brother (ou équivalent) pour limiter la friction. |
| Décalage de repérage (contours “à côté”) | Tissu qui a bougé dans le cadre OU Pull Compensation insuffisante. | Revoir la mise en cadre. Vérifier le stabilisateur. | Ajouter 0,30 mm de Pull Comp. Vérifier que la sous-couche stabilise bien. |
| Effet “gaufre” (texture bosselée) | Longueur de point de remplissage trop courte ; points trop alignés. | Passer le remplissage en “random/offset” ; longueur > 4,0 mm. | Éviter les motifs standard sur grandes surfaces. |
| Casse d’aiguille | Densité trop forte (repique au même endroit) ; collision mécanique. | Réduire la densité. Vérifier les dégagements. | Augmenter le minimum d’espacement à 1,0 mm. |
Point d’attention issu des commentaires : vidéo noire / visuels manquants
Un spectateur a signalé des soucis techniques (image noire) sur la vidéo source. Fiez-vous aux chiffres de ce guide (min 1,0 mm, densité 0,40 mm, Pull Comp 0,30 mm). Votre broderie test est le seul “visuel” qui compte.
Avertissement : sécurité des aimants. Si vous passez aux cadres magnétiques, ce sont des aimants néodyme puissants.
1. Risque de pincement : ils claquent fort—gardez les doigts à distance.
2. Pacemakers : gardez au moins 6 inches de distance avec tout dispositif médical implanté.
Résultats
Quand vous appliquez ces “règles de physique”, vous obtenez trois bénéfices qui se voient… et se vendent :
- Durabilité : des vêtements qui ne s’accrochent pas et ne se défont pas.
- Tombé : une broderie qui suit le tissu au lieu de le rigidifier.
- Efficacité : moins de casses et moins de coupes = plus de productivité.

Un chemin d’amélioration réaliste (outils, pas promesses)
La broderie est un parcours : de « ça passe » à « c’est rentable ».
- Niveau 1 (Dépannage) : vous résolvez surtout avec de meilleures aiguilles, un fil correct et les bons stabilisateurs.
- Niveau 2 (Fluidité) : vous en avez assez des marques de cadre et des galères sur serviettes/sacs. C’est souvent le moment d’évaluer des cadres de broderie magnétiques pour machine à broder. Ce n’est pas magique, mais sur les pièces difficiles, ça apporte vitesse et régularité par rapport aux cadres plastiques.
- Niveau 3 (Montée en cadence) : vous avez plus de commandes que de temps. Les machines mono-aiguille imposent des changements manuels. Les plateformes pro multi-aiguilles (comme des solutions SEWTECH ou des écosystèmes cadres de broderie pour zsk) permettent de préparer 12+ couleurs et de laisser tourner.
Un dernier changement de posture
Le message le plus fort de la vidéo : la théorie vous rend autonome. Une fois les limites de points, la sous-couche, le push/pull et le cheminement compris, vous n’êtes plus dans l’approximation.
Que vous numérisiez vos fichiers ou que vous corrigiez des fichiers achetés, la physique reste la même. Faites confiance à vos tests, écoutez votre machine, et gardez des paramètres “safe”. Bonne broderie !
