Sommaire
Si vous avez déjà essayé de numériser un texte bien gras à partir d’un JPEG et que vous vous êtes retrouvé(e) avec des pixels « croustillants », une liste de couleurs absurde (50 nuances de gris) et un ordre de broderie qui semble décidé au pile ou face… respirez. Vous n’êtes pas seul(e). C’est le « rite de passage » de beaucoup de brodeurs numériques.
Aujourd’hui, on va court-circuiter cette frustration. On va construire la mise en page classique « Straight Outta » avec l’outil le plus simple que vous avez déjà (Microsoft Paint), l’exporter comme un fichier propre, puis la numériser dans SewArt en gardant la main sur l’ordre de broderie pour ne pas subir le chaos de « Auto-Sew ».
Mais surtout, on va voir le pourquoi derrière chaque clic. En atelier, un bon fichier ne fait pas tout : le reste, c’est de la physique. Le fil tire, le textile bouge, et si on ne pense pas stabilisation + mise en cadre, la machine peut très vite « manger » votre t-shirt.

Calmer le stress : pourquoi le texte dans SewArt paraît difficile (et pourquoi cette méthode fonctionne)
Les polices très « block » comme « Impact » font partie des rares zones sûres quand on débute la numérisation depuis une image bitmap. Pourquoi ? Parce que les formes sont simples (rectangles, courbes franches) et qu’on peut forcer une lecture binaire : soit c’est Noir, soit c’est Blanc. Pas de dégradés, pas d’ombres, pas d’ambiguïté.
Beaucoup de débutants finissent par se dire : « Est-ce que tu peux le faire pour moi ? Je n’y arrive pas. » C’est compréhensible : la numérisation, c’est à la fois de la logique logiciel et un peu d’intuition. La bonne nouvelle, c’est que ce design réduit fortement la part “artistique” : ici, on est surtout dans l’ingénierie.
Réalité à garder en tête avant de commencer : ce que vous voyez à l’écran est une intention ; ce qui sort sur la machine, c’est de la physique. Les points tirent le tissu vers l’intérieur (effet de traction). Si vous ne l’anticipez pas via la préparation et le stabilisateur, votre rectangle parfait peut se broder en forme de sablier. On va intégrer cette logique « broderie » dès la première étape.

La préparation “invisible” des pros : taille de canevas, zoom et repères visuels
Avant de dessiner le moindre pixel, mettez votre environnement en place pour éviter la dérive et les approximations.
Dans Microsoft Paint :
- Activer le quadrillage : (Affichage > Quadrillage / Gridlines). Voyez-le comme du papier millimétré : c’est ce qui permet d’aligner sans “à peu près”.
- Taille du canevas : vérifiez que vous avez de la marge. La vidéo montre un canevas de 973 x 940 pixels. Ce n’est pas encore la taille du cadre (on fera l’échelle plus tard), mais ça donne une bonne résolution de travail.
- Hygiène de zoom : travaillez à 50 % pour construire les grandes formes, puis passez à 100 % (voire 200 %) pour placer/ajuster le texte. Si vous ne voyez pas les bords, vous ne pouvez pas les contrôler.
La logique de mise en page est simple : un grand rectangle extérieur (le “cadre”), avec un rectangle noir plein dans le tiers inférieur. Avec le quadrillage, ça devient un exercice de repérage, pas un jeu de devinettes.

Checklist de préparation (à ne pas sauter)
- Quadrillage activé : l’alignement se vérifie visuellement.
- Marge de canevas : vous avez du blanc autour du design (ne travaillez pas collé au bord).
- Zoom sous contrôle : vous savez basculer rapidement (Ctrl + molette fonctionne souvent).
- Outils prêts : outil Rectangle sélectionné, Contour en « Couleur unie », Remplissage sur « Aucun remplissage » (au départ).
- Verr. Maj activé : ce style dépend d’une hauteur uniforme ; mélanger minuscules/majuscules casse l’effet “bloc”.
Construire le visuel « Straight Outta » dans Microsoft Paint (sans logiciel “premium”)
C’est ici que beaucoup compliquent trop. Notre objectif : contraste fort et bords nets.
1) Dessiner la forteresse extérieure (le contour)
- Sélectionnez l’outil Rectangle.
- Épaisseur de trait : prenez l’option la plus épaisse (ou l’avant-dernière). Il faut un contour bien lisible, qui se traduira mieux en broderie.
- Dessinez un grand rectangle en vous aidant du quadrillage.
Astuce atelier : ne vous bloquez pas si ce n’est pas parfaitement carré. Le style « Straight Outta » est très tolérant.
2) La barre d’ancrage (le rectangle noir)
- Passez Couleur 2 (fond/remplissage) en Noir.
- Gardez l’outil Rectangle, mais mettez le Remplissage sur « Couleur unie ».
- Dessinez le rectangle noir plein à l’intérieur du contour, en gardant une marge blanche régulière.
Cette barre noire est la base : visuellement elle “pose” le design, et en broderie elle deviendra un remplissage dense qui stabilise l’ensemble.

3) Ajouter le texte du haut (« STRAIGHT »)
- Prenez l’outil Texte.
- Police : Impact (indispensable pour le rendu : épaisse et lisible).
- Couleur 1 : Noir.
- Tapez STRAIGHT.
- Avec les poignées de sélection, étirez le texte pour qu’il occupe la largeur, en gardant un petit “souffle” sur les côtés.
4) Ajouter le texte contrasté (« OUTTA »)
- Cliquez dans le rectangle noir.
- Passez Couleur 1 en Blanc (pour ressortir sur le noir).
- Tapez OUTTA.
- Étirez pour ajuster. Contrôle visuel : l’espace au-dessus et en dessous du mot est-il équilibré ?

5) L’astuce « je le fais à côté » pour le texte du bas (« CALIFORNIA »)
C’est un vrai évite-problème de Paint : quand on tape/redimensionne près d’autres objets, Paint peut attraper le mauvais élément ou “mordre” sur le fond.
La solution :
- Allez dans une zone blanche en dehors du design.
- Tapez CALIFORNIA (ou votre ville).
- Sélectionnez le texte et redimensionnez-le là, tranquillement.
- Glisser-déposer : amenez ensuite le bloc texte dans le tiers inférieur.
6) Rogner serré
- Sélectionnez toute la structure.
- Cliquez Rogner (Crop).
- Désactivez le Quadrillage pour vérifier : fond blanc propre, pas de points parasites.

Avertissement : la “tension du clic rapide”.
Quand on redimensionne et qu’on ajuste du texte dans un logiciel simple comme Paint, on a vite tendance à se crisper et à cliquer trop vite.
Contrôle physique : relâchez l’épaule, faites des glissements lents et précis. Si la main se crispe, pause. Un fichier ne vaut pas une douleur au poignet.
Enregistrer en PNG : éviter le « fond mystérieux »
La consigne de la vidéo est directe pour une bonne raison : enregistrez en PNG.
- Fichier > Enregistrer sous > Image PNG.
Pourquoi pas JPEG ? Le JPEG compresse en “perte” : il floute les transitions pour gagner de la place. À l’œil, ça passe. Pour un logiciel de numérisation, un bord Noir/Blanc en JPEG ressemble souvent à une rampe de gris. Résultat : SewArt tente d’en faire des couleurs supplémentaires et vous crée des sauts/arrêts inutiles.

Importer dans SewArt et redimensionner pour rester en zone sûre
Ouvrez votre PNG propre dans SewArt. Il arrive souvent énorme (par exemple 10 pouces de large).
Calcul de sécurité : (cadre 4x4) Même si votre cadre est annoncé 4x4, vous ne voulez pas pousser un design à 4,00" pile : il faut une marge de sécurité pour le pied presseur et les tolérances.
- Largeur cible : 3,90 pouces.
- Hauteur : laissez l’ajustement automatique (proportions verrouillées).
Si vous poussez à 4,00" dans un cadre générique ou un cadre de broderie 4x4 pour brother, vous augmentez le risque que la tête vienne toucher le cadre. Le fameux CRACK (cadre touché / aiguille cassée) est exactement ce qu’on veut éviter : restez à 3,9".

La règle des 2 couleurs : éliminer le bruit de pixels
Même en PNG, SewArt peut “voir” des couleurs parasites (anti-crénelage). On doit les purger.
- Ouvrez le Color Reduction Wizard.
- Forcez le nombre de couleurs à 2.
- Cliquez Merge.
Contrôle visuel : l’image doit devenir très contrastée. L’objectif principal est que le logiciel comprenne qu’il n’y a que deux entités : Fil A et Fil B. Ça évite les « points confettis » : micro-îlots de 2–3 points qui provoquent des coupes, des sauts et des déplacements inutiles.

Remplissage manuel : reprendre la main sur le trajet de l’aiguille
Passez en mode Stitch Image.
Conseil pratique : évitez « Auto-Sew » sur un design bloc comme celui-ci. Auto-Sew peut broder une partie du “S”, sauter au contour, revenir au “T”… et vous obtenez une toile d’araignée de déplacements.
À la place, choisissez l’outil Fill Stitch (remplissage). Vous devenez le chef d’orchestre : vous décidez qui passe en premier.
Ordre de broderie recommandé (logique production) :
- Blanc en premier : cliquez les zones blanches (le texte « OUTTA »).
- Noir en second : cliquez le contour et le fond noir.
- Stratégie des “vides” : repérez les petits trous blancs à l’intérieur des lettres (dans « O », « A », « R »).
- Logique : les faire en dernier, ou juste après la lettre qui les entoure.
- Approche de la vidéo : l’autrice clique d’abord les gros blocs, puis revient remplir les “vides” en blanc à la fin. Pour un design simple, ça fonctionne.
Contrôle “mental machine” : à chaque clic, imaginez le déplacement de la tête. Est-ce que vous forcez des allers-retours inutiles ? Essayez de cliquer dans un flux cohérent (par exemple de haut-gauche vers bas-droite).

Checklist de réglage (avant sauvegarde)
- Mode : vous êtes bien en « Stitch Image ».
- Outil : « Fill Stitch » actif (pas Outline).
- Motif : le motif de remplissage par défaut convient généralement au lettrage bloc.
- Palette : vous ne voyez que 2 couleurs.
- Vides : vous n’avez pas oublié l’intérieur des « A » et des « O ».
Enregistrer en PES (le langage le plus courant)
SewArt peut vous proposer de ré-enregistrer l’image : vous pouvez ignorer.
- File > Save As.
- Format : Brother .PES.
- Version : si vous avez le choix, une version “milieu de gamme” (ex. PES v6) est souvent un compromis compatible.

Vérifier dans SewWhat-Pro : comprendre les « lignes qui gribouillent »
Ouvrez le fichier PES dans SewWhat-Pro.
Prévisualisation “effrayante” : Beaucoup paniquent : « Pourquoi il y a des lignes partout ? C’est fichu ! » Dans la plupart des cas, ces lignes représentent les sauts (jump stitches) et/ou l’affichage de texture. Ce n’est pas forcément un défaut.
Actions à faire :
- Affecter les couleurs : le fichier ne sait pas que vous voulez “Noir” ; il sait juste “Arrêt 1”. Double-cliquez les blocs couleur et assignez Noir et Blanc.
- Simulation : lancez le Stitch Simulator (souvent un bouton Lecture). Regardez le trajet : est-ce que ça saute partout ? Si oui, retournez dans SewArt et re-cliquez l’ordre des remplissages.


Textile + stabilisateur : la physique du “monde réel”
Vous avez un fichier numérique. Maintenant il faut le broder sur un support réel. C’est là que la majorité des échecs arrivent : un fichier parfait sur un mauvais stabilisateur fronce, gondole et déforme le texte.
Règle d’or stabilisateur : si ça se porte, on évite l’arrachable. (On privilégie le cut-away pour les vêtements.)
Arbre de décision : je brode sur quoi ?
- T-shirt / maille extensible ?
- Stabilisateur : cut-away mesh thermocollant (le tear-away sur un vêtement extensible peut mener à des points qui cassent quand le tissu travaille).
- Aiguille : 75/11 à pointe boule.
- Hoodie / sweat épais ?
- Stabilisateur : cut-away moyen.
- Topper : film hydrosoluble sur le dessus.
- Pourquoi ? Sans topper, le blanc de « OUTTA » peut s’enfoncer dans le duvet et perdre en lisibilité.
- Denim / toile / tote bag ?
- Stabilisateur : tear-away possible car le support est stable.
- Aiguille : 80/12 ou 90/14 pointe “sharp”.
Consommable discret mais utile :
- Adhésif temporaire en spray : une brume légère pour solidariser tissu + stabilisateur et limiter le glissement.
Physique de mise en cadre : le remède au « texte ondulé »
La mise en cadre “niveau 1”, c’est forcer l’anneau intérieur dans l’extérieur et serrer la vis jusqu’à se faire mal aux doigts.
- Problème : ça crée des marques de cadre (empreintes brillantes) et surtout ça étire le t-shirt. Une fois sorti du cadre, le tissu revient, et les lettres deviennent ondulées.
- Solution (niveau 2) : cadres de broderie magnétiques.
En production, on évite souvent les cadres à vis pour les vêtements délicats. Les cadres magnétiques maintiennent à plat sans déformer autant, grâce à des aimants puissants.- Contrôle tactile : le tissu doit être tendu « peau de tambour », mais pas étiré. Si tirer dessus déforme la maille, c’est trop serré.
- Option pratique : pour un usage domestique, un cadre de broderie magnétique brother 4x4 compatible peut simplifier la mise en cadre sur des épaisseurs (sweats, coutures) qui font sauter les cadres classiques.
Avertissement : sécurité des aimants
Risque de pincement : ces aimants sont très puissants. Coincer un doigt peut provoquer un hématome.
Médical : gardez les cadres magnétiques à au moins 6 pouces des pacemakers et pompes à insuline.
Dépannage : quand de bons fichiers tournent mal
Avant d’accuser la numérisation, vérifiez la mécanique.
1) Symptôme : le fil de canette blanc remonte sur le dessus (sur les zones noires)
- Cause : tension supérieure trop forte, ou peluches dans la zone canette.
- À faire en premier : ré-enfiler le fil supérieur. Assurez-vous qu’il est bien “assis” dans les disques de tension (comme si vous passiez du fil dentaire).
- Contrôle tactile : en tirant le fil près de l’aiguille, vous devez sentir une légère résistance régulière, sans plier l’aiguille.
2) Symptôme : des jours apparaissent entre le fond noir et le contour
- Cause : traction du tissu (pull compensation).
- Solution rapide : évitez de découdre : un marqueur textile permanent assorti peut masquer le jour.
- Pour la prochaine fois : stabilisateur plus adapté (cut-away) et mise en cadre plus régulière.
3) Symptôme : l’aiguille casse fort dès le premier point
- Cause : design hors zone brodable, ou aiguille mal serrée.
- Prévention : lancez toujours la fonction Trace/Trial de la machine pour vérifier le déplacement avant couture.
Transformer cette compétence en production
Quand vous maîtrisez ce flux, vous cessez d’être “juste” en mode loisir : vous commencez à produire. Si vous enchaînez 20 t-shirts pour une équipe, le cadre 4x4 devient vite le goulot d’étranglement : la mise en cadre fatigue les poignets et ralentit tout.
- Upgrade workflow : regardez du côté des stations de cadrage. Ce sont des gabarits qui positionnent le cadre toujours au même endroit. La station de cadrage hoop master est une référence du secteur : elle aide à répéter un placement constant (par exemple 3 pouces sous le col) sans re-mesurer à chaque pièce.
- Upgrade machine : si les changements de couleur (Noir → Blanc → Noir) vous rendent fou/folle, c’est souvent le moment de regarder les machines à broder multi-aiguilles : vous chargez toutes les couleurs, vous lancez, et vous gagnez en cadence.
Routine opératoire « à faire à chaque fois »
La répétabilité, c’est la qualité.
Checklist opération (pré-vol final)
- Prévisualisation : chemin de points vérifié dans SewWhat-Pro.
- Aiguille neuve : démarrer un projet propre avec une aiguille fraîche (ça coûte moins cher qu’un t-shirt raté).
- Bon stabilisateur : selon l’arbre de décision ci-dessus.
- Tension de mise en cadre : “peau de tambour” sans étirer.
- Trace : fonction trace/trial effectuée pour éviter tout contact avec le cadre.
- Test : essai sur chute (vieux t-shirt) avant le vêtement final.
Ce flux enlève le mystère : le logiciel n’est qu’un outil ; vous pilotez le résultat. Bonne broderie.
FAQ
- Q: Pourquoi SewArt crée-t-il 50 nuances de gris et des « points confettis » lors de l’import d’un texte fait dans Microsoft Paint, et comment le Color Reduction Wizard de SewArt corrige-t-il ça ?
A: Il faut forcer l’illustration en vraie image 2 couleurs (PNG + réduction à 2 couleurs) pour que SewArt arrête d’interpréter les pixels anti-crénelés comme des couleurs de fil supplémentaires.- Enregistrez le visuel Paint en PNG (pas en JPEG) pour éviter les bords gris dus à la compression.
- Lancez Color Reduction Wizard, mettez Number of colors = 2, puis cliquez Merge.
- Re-vérifiez la palette : il ne doit rester que deux couleurs avant de générer les points.
- Test de réussite : l’aperçu est noir/blanc, sans micro-îlots colorés aléatoires.
- Si ça échoue encore : ré-ouvrez l’image source, supprimez les points parasites, puis relancez la réduction.
- Q: Comment redimensionner un design « Straight Outta » en sécurité pour un cadre de broderie Brother 4x4 dans SewArt, sans que le pied presseur touche le cadre ?
A: Utilisez une marge de sécurité : réglez la largeur à 3,90 pouces au lieu de pousser à 4,00 pouces.- Importez le PNG dans SewArt et redimensionnez à 3,90" de large avec les proportions verrouillées.
- Évitez de placer le contour extérieur au maximum de la limite du cadre.
- Lancez la fonction Trace/Trial de la machine avant de broder.
- Test de réussite : pendant le trace, le bras se déplace sans contact ni bruit de type « CRACK » près du cadre.
- Si ça échoue encore : réduisez légèrement plus et refaites un trace avant de relancer.
- Q: Pourquoi Auto-Sew de SewArt crée-t-il des sauts de fil désordonnés sur du texte bloc, et comment contrôler l’ordre de broderie avec Fill Stitch en mode Stitch Image ?
A: Évitez Auto-Sew et assignez manuellement les remplissages dans un ordre logique pour réduire les déplacements.- Passez en Stitch Image et sélectionnez l’outil Fill Stitch (pas Outline).
- Cliquez les zones dans une séquence contrôlée (souvent blanc d’abord, puis noir contour/fond).
- N’oubliez pas les “vides” (intérieur des O/A/R) : faites-les à la fin ou juste après la lettre correspondante.
- Test de réussite : l’aperçu montre moins de longs déplacements qui traversent des zones ouvertes.
- Si ça échoue encore : refaites l’ordre de clic avec un flux constant (haut-gauche → bas-droite) et re-prévisualisez.
- Q: Pourquoi les jump stitches ressemblent-ils à des « lignes gribouillées » à l’ouverture d’un fichier PES Brother dans SewWhat-Pro, et que faut-il vérifier avant de broder ?
A: Ces « gribouillis » sont généralement l’affichage des sauts/texture : il faut vérifier le chemin via la simulation plutôt que conclure que le fichier est “cassé”.- Affectez les couleurs en double-cliquant les blocs et en choisissant Noir et Blanc.
- Lancez Stitch Simulator pour voir si la tête saute de façon inefficace.
- Retournez dans SewArt et re-séquencez les remplissages si la simulation montre trop d’allers-retours.
- Test de réussite : la simulation suit une progression globalement logique, avec peu de va-et-vient.
- Si ça échoue encore : revalidez que le design est bien en 2 couleurs avant de ré-exporter en PES.
- Q: Quel couple stabilisateur + aiguille est un point de départ sûr pour broder du texte bloc sur t-shirt, hoodie ou denim, afin d’éviter lettres ondulées ou enfoncées ?
A: Adaptez le stabilisateur au textile : la plupart des textes “ratés” viennent de la physique du support, pas de la numérisation.- T-shirts/mailles extensibles : cut-away mesh thermocollant + aiguille 75/11 pointe boule (évitez l’arrachable sur du porté).
- Hoodies : cut-away moyen + film hydrosoluble (topper) pour éviter que le blanc s’enfonce dans le duvet.
- Denim/toile/tote bags : tear-away + aiguille 80/12 ou 90/14 pointe sharp.
- Test de réussite : les lettres restent droites après sortie de cadre, et « OUTTA » reste lisible sur le duvet.
- Si ça échoue encore : améliorez la mise en cadre (sans étirer) et utilisez un léger adhésif temporaire pour limiter le glissement.
- Q: Comment éviter les marques de cadre et le texte ondulé lors de la mise en cadre d’un t-shirt, et quand passer d’un cadre à vis à des cadres magnétiques ?
A: Ne sur-serrez pas : mettez en cadre “peau de tambour” sans étirer, et passez au magnétique quand le cadre à vis écrase ou déforme.- Mettez en cadre fermement, mais sans “cranter” la vis au point d’étirer la maille.
- Utilisez un adhésif temporaire (brume légère) pour solidariser tissu + stabilisateur et limiter le glissement.
- Passez aux cadres de broderie magnétiques si la répétition crée des marques brillantes (marques de cadre) ou une ondulation récurrente.
- Test de réussite : le tissu est tendu, mais tirer dessus ne déforme pas visiblement la maille.
- Si ça échoue encore : passez sur un stabilisateur plus adapté (souvent cut-away) et revalidez la taille/trace.
- Q: Quelles règles de sécurité avec les cadres magnétiques évitent les blessures aux doigts et les risques pour les dispositifs médicaux ?
A: Traitez-les comme un risque industriel de pincement et gardez-les loin des dispositifs médicaux sensibles.- Tenez les aimants par les poignées et gardez les doigts hors de la zone de fermeture.
- Séparez et installez lentement : ne les laissez pas “claquer” près de la peau.
- Gardez-les à au moins 6 pouces des pacemakers et pompes à insuline.
- Test de réussite : les aimants se posent sans pincement et la mise en cadre reste contrôlée.
- Si ça échoue encore : stoppez, repositionnez avec une prise plus sûre et réduisez les distractions.
- Q: Pourquoi le fil de canette blanc remonte-t-il sur le dessus des remplissages noirs, et quel est le contrôle de tension le plus rapide ?
A: Commencez par ré-enfiler et nettoyer : un fil supérieur mal engagé ou des peluches dans la canette provoquent souvent ce symptôme.- Ré-enfilez le fil supérieur et “flossez” dans les disques de tension pour qu’il se place correctement.
- Inspectez et retirez les peluches dans la zone canette avant de toucher aux réglages.
- Tirez doucement le fil près de l’aiguille : la résistance doit être légère et régulière.
- Test de réussite : le fil noir couvre proprement la surface, sans blanc de canette visible sur les zones noires.
- Si ça échoue encore : recontrôlez le chemin d’enfilage et référez-vous au manuel machine (les réglages varient selon les modèles).
